Croix d'autel

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Croix d'autel, Bruges, Kathedraal Sint-Salvator, 1687 ca, © IRPA, Bruxelles, cliché Z011992
Willem De Vos, Croix d'autel Zele, Kapel O.L.Vrouw van 7 Weeën[Kouter], 1650 ca, © IRPA, Bruxelles, cliché B084383
Croix d'autel dans Egide Smeyers, Saint Jean Baptiste intercède auprès de la sainte Trinité, huile sur toile, 1687, Malines, Kerk Sint-Jan-Baptist en Evangelist, © IRPA, Bruxelles, cliché X008220

Étymologie

  • Croix : < latin crux, « croix », « gibet » (Cicéron, 1, 6, In verem actio, 1, 7 (faire mettre en croix quelqu'un), cité par Gaffiot, p. 447).
  • Autel : < latin altare, « autel (chrétien) » (Tertullien (écrivain chrétien mort en 240), De oratione, 11, cité par Gaffiot, p. 105).

Définition

Croix sur pied posée au centre de l’autel et flanquée des chandeliers, ou posée sur le tabernacle.

Hiérarchie

Origines et développements

La croix d'autel n'apparaît pas avant le XIe siècle. Des mentions signalent cependant la présence, dès le 5e siècle, d'une croix dans l'environnement de l'autel majeur : pendue au-dessus de l'autel, placée derrière ou à côté de l'autel ou encore, dans le cas de la présence d'un ciborium, au sommet de celui-ci. Au début du 9e siècle, l'évêque Gerbald de Liège inclut cependant une croix dans les ornements que le prêtre peut se procurer, s'il en a les moyens (Capitula III, titre VII).

Le Rational de Durand précise, à la fin du XIIIe siècle, qu'il s'agit d'une pratique déjà bien établie. La croix d'autel - la représentation du crucifix - pouvait néanmoins être intégrée directement dans le retable d'autel par la représentation d'une crucifixion, être accrochée ou peinte sur le mur derrière l'autel, etc.

C'est cependant à la fin du XVIe siècle que son usage va être généralisé sous l'impulsion du Missale romain, qui précise qu'une croix - plus précisément un crucifix - doit être posée au centre de l'autel entre deux chandeliers.

Typologie

La croix d'autel est composée d'une croix à simple traverse avec la représentation du Christ crucifié. Celui-ci est parfois mis en évidence par l'usage d'un matériau différent de celui de la croix ou est représenté dans une couleur différente. L'ensemble est posé sur un socle qui peut être décoré de simples ornements ou de sujets iconographiques (Vierge à l'enfant, Calvaire) ou parfois contenir des reliques.

Textes normatifs

Crux quoque super altare ponenda est, et eam inde tollit bajulus Crucis, in quo recolitur, quia Crucem de Christi humeris sublatam tulit Simon cyrenaeus. Inter duo candelabra Crux in altari media collocatur, quoniam inter duos populos Christus in Ecclesia mediator existit. Ipse enim est lapis angularis, qui fecit utraque unum, ad quem pastores a Judaea, et Magi ab oriente venerunt.

Super altare collocetur Crux in medio, &candelabra saltem duo cum candelis accensis hinc et inde & utroque eius latere.

Cum pervenit ad Altare, stans ante illius infimum gradum, caput detegit, biretum ministro porrigit, &Altari, seu imagini Crucifixi desuper positae profunde inclinat.

Imago Crucifixi nunquam tempore, Sacrificii in altari desit: & Caeremoniae Romanae: deinceps tam in Missa, quam in aliis Divinis Officiis, quantum fieri potest, exacte serventur.


Autres dénominations

Autres langues
NL altaarkruis
EN altar cross
DE Altarkreuz
IT croce d'altare
ES cruz de altar

BALaT

Les croix d'autel (1400-1700) dans BALaT - Photothèque

Représentations de croix d'autel (1400-1700) dans BALaT - Photothèque

Les croix d'autel dans BALaT - Bibliothèque


Bibliographie

  • Joseph Braun, Das christliche Altargerät in seinem Sein und in seiner Entwicklung, Munich, Max Hüber Verlag, 1932, p. 466-492.
  • J. Malet (abbé), « Essai sur les autels », Revue de l'art Chrétien, 23e année, 2e série t. 11 (38e de la collection), 1879, p. 51.
  • Sacraal metaal. Liturgische gebruiksvoorwerpen : betekenis, funktie, evolutie, vorm, cat. exp. Sint-Truiden, Museum voor religieuze kunst, 2 vol., 1984, p. 9.