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		<title>OrnaWiki - User contributions [en]</title>
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		<id>http://ornasacra.kikirpa.be/index.php?title=Chasuble_de_Jean_de_Romont&amp;diff=2992</id>
		<title>Chasuble de Jean de Romont</title>
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				<updated>2020-05-07T11:39:50Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;CHeering: &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;br /&gt;
[[File:M097856.jpg|200px|thumb|left]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Objet IRPA : [http://balat.kikirpa.be/object/10037009 10037009]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Provenance : Ancienne Collégiale Notre-Dame, Namur&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Propriétaire : Namur. Église paroissiale Saint-Nicolas, depuis 1828&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Conservation : en dépôt au Musée diocésain et Trésor de la Cathédrale, Namur&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Datation : 1500 (ca)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La [[chasuble]] de Jean de Romont fait partie d’un ensemble de trois pièces très bien documenté par archives, composé d’une chasuble et de deux dalmatiques assorties (Clichés IRPA n° [http://balat.kikirpa.be/object/10037010 10037010] et [http://balat.kikirpa.be/object/10037011 10037011]). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elle présente un décor brodé inhabituel : sur un fond de soie rouge vif, certainement d’origine, sont brodés en en fil de soie et d’or les lettres gothiques du monogramme du Christ, alternant avec un semis de fleurettes et d’entrelacs. Les orfrois, exceptionnellement étroits, sont formés de fines bandes d’or nué dont la croix dorsale présente en son centre une crucifixion tandis que les extrémités des branches se composent d’un médaillon orné du Tétramorphe.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Matériaux et techniques de mise en œuvre ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[File:Chasuble romont''.jpg|200px|thumb|left]]&lt;br /&gt;
[[File:Chasuble romont'.jpg|200px|thumb|right]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce qui fait la qualité de cet ensemble, c’est d’abord la richesse des matières employées : sur un fond de soie, la broderie de fils d’or et de soie colorée se décline en guipure*, couchure* et or nué. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les orfrois de la chasuble étaient à l’origine parsemés de petites perles disposées à intervalles réguliers mais assez proches − tous les 1,5 à 2 cm − le long des bords et sur les rinceaux enlacés. On ne connaît pas la taille des perles mais elles devaient encore rehausser considérablement l’éclat de la chasuble. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La colonne présente un décor floral brodé d’or et parsemés de soies, alternant des couchures et des guipures, aux points travaillés dans des sens différents, sur un fond d’or nué. Quelques rares paillettes subsistent et on y observe les traces de celles qui doivent manquer.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’encolure de la chasuble est réalisée dans la même broderie de fil d’or que la colonne et la croix. La doublure est en lin écru mais n’est pas d’origine. On y a cependant recousu l’étiquette qui attestait l’origine de la chasuble, don du chanoine de Romont et la date de sa fabrication : 1500.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Un décor brodé à l’effigie du Christ ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[File:Chasuble romont.jpg|200px|thumb|right]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le fond en soie rouge uni, sans doute d’origine, a probablement été remanié. Il est brodé des lettres IHS, ou monogramme du Christ (composé des trois premières lettres du nom de Jésus en grec), en soie blanche et fils d’or semés en quinconce sur sept rangs sur l’ensemble du fond, à intervalles réguliers. Entre les monogrammes brodés qui s’étendent sur une surface de 10 X 12 cm environ, un fin semis de fleurettes, pensées et marguerites de soie colorée, avec feuillages prolongés de tiges enroulées, décore les espaces laissés libres. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La colonne et la croix des orfrois de la chasuble sont d’une étroitesse inhabituelle (5 cm de large) qui s’écarte de la typologie habituelle de l’époque composée d’orfrois plus larges (rarement inférieurs à 15 cm) faisant la part belle aux scènes historiées ou aux figures de saints situés dans des niches architecturées. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La colonne présente un décor floral d’une grande simplicité : des marguerites et des pensées alternent dans entrecroisement de rinceaux brodés d’or et parsemés de soies. La croix qui orne le dos de la chasuble présente de la même manière une broderie de fils d’or, avec un double ruban entrecroisé. Aux extrémités de chaque bras de la croix, se trouvent des médaillons de 6 cm de diamètre illustrés du Tétramorphe*, les symboles des quatre évangélistes. Chacun porte un phylactère* à son nom : S. Johannes, S. Marcus, S. Matheus, S. Lucas. En son centre, la croix du dos de la chasuble sert de support à la figure du Christ en croix, directement cloué sur la croix de la chasuble. La tête penchée sur l’épaule, le Christ de souffrance présente les yeux fermés, il est couronné d’épines et nimbé d’un disque crucifère, blanc et or, aux rayons rouges. Le nimbe est surmonté du titre INRI. Il porte un fin perizonium* brodé en soie bleue très claire, souligné de cordons dorés, volant au vent et dépassant du périmètre de l’orfroi. Il n’y a pas de décor et on ne trouve pas la Vierge et Saint Jean, comme c’est habituellement le cas dans les crucifixions.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce type de périzonium flottant était répandu à la fin du XVe et au début du XVIe siècle dans la peinture des Primitifs Flamands, avec des variantes : tantôt un des pans seulement est représenté dans le vent, tantôt les deux. Ici les deux pans volent vers le haut de chaque côté du corps du Christ. D’autres représentations le font tomber vers le bas. Plusieurs tableaux de Robert Campin, Adrian Isenbrant (n°50006561), Rogier van der Weyden (n°50006561, 40004475, 40004542, 40004594, 40004735, 40004604) et Joos Van Cleve représentant une Crucifixion arborent ce type de périzonium dont les modèles en circulation ont pu inspirer le brodeur. Il se retrouve notamment sur un chaperon de chape conservé au TreM.a à Namur daté du début du XVIe siècle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[File:10067434.jpg|200px|thumb|right]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Louis de Farcy propose d’autres ornements semblables datés de la même période et dont l’iconographie se rapproche de celle de l’ensemble : un monogramme sur un orfroi dont la provenance n’est pas citée et un Christ en croix sur une chasuble de Londerzeel, datée du premier quart du XVIe siècle . Cependant, la crucifixion qui y est représentée n’a pas la simplicité dépouillée de celle du chanoine de Romont et le chaperon conservé au TreM.a nous paraît beaucoup plus proche.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’association du monogramme IHS, du Christ en croix et des évangélistes (diffusant le message du Sauveur par les Évangiles) appuie une iconographie christique et doloriste encore renforcée par la couleur du fond de la chasuble. D’après la symbolique des couleurs justifiée par les liturgistes, le rouge exprime le sang versé, celui du Christ ou des martyrs, la charité et le feu. Cette couleur était associée à certaines célébrations au cours de l’année liturgique. C’est ce que confirment d’ailleurs les textes relatifs à la donation des pièces, assortie de conditions : l’ensemble ne peut être utilisé que quatre fois par an, à Pâques, à la Pentecôte, à la Toussaint et à Noël. A ces fêtes s’ajoutait la Fête-Dieu, célébrée tous les trois ans dans l’église de Notre-Dame. Le rouge peut aussi symboliser la charité et peut être utilisé durant la nuit de Noël. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Histoire de la chasuble : donations, modifications, études  == &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les sources d’archives permettent de retracer l’histoire de l’ornement, les dates et conditions de la donation. Un manuscrit intitulé Memoranda beatae Mariae Namurcensis, daté des XVe et XVIe siècles, conservé aux Archives de l’Etat à Namur  et en partie publié par J. Waele, contient de nombreux actes, testaments et documents intéressants sur la collégiale Notre-Dame de Namur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On y apprend que la chasuble est un don du chanoine Jean de Romont, du chapitre de la collégiale Notre-Dame à Namur au chapitre de cette collégiale . Fils illégitime de Nicolle de Romont, prêtre, légitimé par Charles Quint, il fait des études à l’université de Louvain et une belle carrière à Namur : conseiller provincial à Namur en 1508, échevin du Magistrat en 1511 et Greffier du Souverain baillage. C’était donc un personnage important, un bienfaiteur de la collégiale à laquelle il offre de nombreux objets destinés au culte ainsi que sa bibliothèque. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La chasuble figure dans un acte daté du 13 mars 1505. Conscient de la valeur de la pièce, il assortit son don de conditions sévères : la chasuble ne pouvait être utilisée que quatre fois par an, à Pâques, à la Pentecôte, à la Toussaint et à Noël. À ces fêtes s’ajoutait la Fête-Dieu, célébrée tous les trois ans dans l’église de Notre-Dame. Si un personnage très important assistait à la messe en la collégiale, le prêtre pouvait aussi s’en revêtir pour officier. Mais il lui était interdit de la garder pour une procession extérieure. Il était absolument défendu de la prêter, la mettre en gage, l’échanger ou l’aliéner de quelque façon que ce soit. En cas de non-respect de ces clauses, les ornements devaient passer aux Croisiers de Namur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les 2 juin 1518, le chanoine Jehan de Quercu (du Chêne), dit Pérart, offre une dalmatique et une tunique à la collégiale, dont le décor est quasiment identique à la chasuble de Jean de Romont, et dont le prix s’élève à 375 florins.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La chasuble a subi des transformations dans sa forme. Réalisée en 1500, elle a été rétrécie et raccourcie. Dès le XVIe siècle, les chasubles qui jusque-là tombaient sur les épaules jusqu’à la moitié de l’avant-bras sont amputées d’une partie des épaules pour permettre au célébrant de lever les bras aisément lors de l’élévation, ce que ne permettait pas le poids sans cesse plus important de la chasuble. Celle-ci est légère mais elle a été rétrécie et échancrée au niveau de la poitrine pour faciliter les mouvements du prêtre. Le résultat n’est pas très heureux et la chasuble ne tombe plus vraiment bien à l’avant. Elle a aussi subi de nombreuses réparations, ravaudages et rapiéçages. Les pièces brodées sur les orfrois sont usées à certains endroits. Sa doublure est moderne, en lin écru, et on y a gardé ce qui devait constituer un morceau de la doublure d’origine, un tissu noir brodé en fils dorés du nom du donateur et de la date. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La chasuble a subi une autre transformation importante. Les bandes d’orfrois, les médaillons ornés du Tétramorphe étaient décorés de perles. Elles ont été enlevées et remplacées par des paillettes dorées à une date indéterminée et pour une raison inconnue. Il reste des traces à l’emplacement des perles car les paillettes ont elles aussi disparu.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La collégiale Notre-Dame est démolie en 1803 et en 1828 le dernier doyen fait don des ornements à l’église Saint-Nicolas, qui en reste le propriétaire. Ils sont actuellement en dépôt à Namur dans le Trésor de la cathédrale Saint-Aubain, au Musée diocésain.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La chasuble figure dans l’ouvrage de Louis de Farcy, La broderie du XIe siècle jusqu’à nos jours, publié en 1890 . Elle a été exposée lors de l’Exposition rétrospective d’art industriel de 1888 à Bruxelles. C’est peut-être à cette occasion qu’a été réalisée la phototypie. Peu de textiles ecclésiastiques ont bénéficié de ce traitement. Elle a été exposée à plusieurs reprises depuis lors. En 2001-2002, une grande exposition organisée aux TreM.a intitulée L’art en Namurois. La sculpture 1400-1550 présentait quelques rares ornements liturgiques, dont cette chasuble . &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Bibliographie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A.É.N., Archives ecclésiastiques, no  630, Memoranda beatae Mariae Namurcensi.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
COURTOY F., « Anciens ornements sacerdotaux de la province de Namur. Église de Saint-Nicolas à Namur », ASAN, XXIV, 1900, p. 277.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
DE FARCY Louis , La broderie du XIe siècle jusqu’à nos jours d’après des spécimens authentiques et les anciens inventaires, Angers, Belhomme, 1890, [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k9752784m.texteImage], consulté le 14 novembre 2019.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
ROBINET C., Les peintures à l’aiguille, Namur, Société archéologique de Namur/Province de Namur, 2007 (Guide du visiteur du TreM.a  Namur, n°7).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
TOUSSAINT Jacques (dir.), Art en Namurois. La sculpture 1400-1550, Catalogue d’exposition, Namur, Musée des Arts anciens du Namurois et Musée diocésain, 14 décembre 2001-31 mars 2002, Namur, Société archéologique de Namur/Service de la Culture de la Province de Namur, 2001.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
WAELE J., « Notes sur le trésor de l’église collégiale de Notre-Dame à Namur », dans  Le Beffroi, t.III, livraison 1, 1866.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>CHeering</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>http://ornasacra.kikirpa.be/index.php?title=Chasuble_de_Jean_de_Romont&amp;diff=869</id>
		<title>Chasuble de Jean de Romont</title>
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				<updated>2019-11-26T22:24:34Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;CHeering: &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;br /&gt;
[[File:M097856.jpg|200px|thumb|left]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cliché IRPA : no 10037009&lt;br /&gt;
Provenance : Ancienne Collégiale Notre-Dame, Namur.&lt;br /&gt;
Propriétaire : Namur. Église paroissiale Saint-Nicolas, depuis 1828.&lt;br /&gt;
Conservation : en dépôt au Musée diocésain et Trésor de la Cathédrale, Namur&lt;br /&gt;
Datation : 1500 (ca)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La chasuble de Jean de Romont fait partie d’un ensemble de trois pièces très bien documentée par archives, composé d’une chasuble et de deux dalmatiques assorties (nos 10037010 – 10037011). La chasuble présente un décor brodé inhabituel : sur un fond de soie rouge vif, certainement d’origine, sont brodés en en fil de soie et d’or les lettres gothiques du monogramme du Christ, alternant avec un semis de fleurettes et d’entrelacs. Les orfrois, exceptionnellement étroits, sont formés de fines bandes d’or nué dont la croix dorsale présente en son centre une crucifixion tandis que les extrémités des branches se composent d’un médaillon orné du Tétramorphe.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Matériaux et techniques de mise en œuvre ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[File:Chasuble romont''.jpg|200px|thumb|left]]&lt;br /&gt;
[[File:Chasuble romont'.jpg|200px|thumb|right]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce qui fait la qualité de cet ensemble, c’est d’abord la richesse des matières employées : sur un fond de soie, la broderie de fils d’or et de soie colorée se décline en guipure*, couchure* et or nué. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les orfrois de la chasuble étaient à l’origine parsemés de petites perles disposées à intervalles réguliers mais assez proches − tous les 1,5 à 2 cm − le long des bords et sur les rinceaux enlacés. On ne connaît pas la taille des perles mais elles devaient encore rehausser considérablement l’éclat de la chasuble. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La colonne présente un décor floral brodé d’or et parsemés de soies, alternant des couchures et des guipures, aux points travaillés dans des sens différents, sur un fond d’or nué. Quelques rares paillettes subsistent et on y observe les traces de celles qui doivent manquer.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’encolure de la chasuble est réalisée dans la même broderie de fil d’or que la colonne et la croix. La doublure est en lin écru mais n’est pas d’origine. On y a cependant recousu l’étiquette qui attestait l’origine de la chasuble, don du chanoine de Romont et la date de sa fabrication : 1500.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Un décor brodé à l’effigie du Christ ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[File:Chasuble romont.jpg|200px|thumb|right]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le fond en soie rouge uni, sans doute d’origine, a probablement été remanié. Il est brodé des lettres IHS, ou monogramme du Christ (composé des trois premières lettres du nom de Jésus en grec), en soie blanche et fils d’or semés en quinconce sur sept rangs sur l’ensemble du fond, à intervalles réguliers. Entre les monogrammes brodés qui s’étendent sur une surface de 10 X 12 cm environ, un fin semis de fleurettes, pensées et marguerites de soie colorée, avec feuillages prolongés de tiges enroulées, décore les espaces laissés libres. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La colonne et la croix des orfrois de la chasuble sont d’une étroitesse inhabituelle (5 cm de large) qui s’écarte de la typologie habituelle de l’époque composée d’orfrois plus larges (rarement inférieurs à 15 cm) faisant la part belle aux scènes historiées ou aux figures de saints situés dans des niches architecturées. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La colonne présente un décor floral d’une grande simplicité : des marguerites et des pensées alternent dans entrecroisement de rinceaux brodés d’or et parsemés de soies. La croix qui orne le dos de la chasuble présente de la même manière une broderie de fils d’or, avec un double ruban entrecroisé. Aux extrémités de chaque bras de la croix, se trouvent des médaillons de 6 cm de diamètre illustrés du Tétramorphe*, les symboles des quatre évangélistes. Chacun porte un phylactère* à son nom : S. Johannes, S. Marcus, S. Matheus, S. Lucas. En son centre, la croix du dos de la chasuble sert de support à la figure du Christ en croix, directement cloué sur la croix de la chasuble. La tête penchée sur l’épaule, le Christ de souffrance présente les yeux fermés, il est couronné d’épines et nimbé d’un disque crucifère, blanc et or, aux rayons rouges. Le nimbe est surmonté du titre INRI. Il porte un fin perizonium* brodé en soie bleue très claire, souligné de cordons dorés, volant au vent et dépassant du périmètre de l’orfroi. Il n’y a pas de décor et on ne trouve pas la Vierge et Saint Jean, comme c’est habituellement le cas dans les crucifixions.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce type de périzonium flottant était répandu à la fin du XVe et au début du XVIe siècle dans la peinture des Primitifs Flamands, avec des variantes : tantôt un des pans seulement est représenté dans le vent, tantôt les deux. Ici les deux pans volent vers le haut de chaque côté du corps du Christ. D’autres représentations le font tomber vers le bas. Plusieurs tableaux de Robert Campin, Adrian Isenbrant (n°50006561), Rogier van der Weyden (n°50006561, 40004475, 40004542, 40004594, 40004735, 40004604) et Joos Van Cleve représentant une Crucifixion arborent ce type de périzonium dont les modèles en circulation ont pu inspirer le brodeur. Il se retrouve notamment sur un chaperon de chape conservé au TreM.a à Namur daté du début du XVIe siècle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[File:10067434.jpg|200px|thumb|right]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Louis de Farcy propose d’autres ornements semblables datés de la même période et dont l’iconographie se rapproche de celle de l’ensemble : un monogramme sur un orfroi dont la provenance n’est pas citée et un Christ en croix sur une chasuble de Londerzeel, datée du premier quart du XVIe siècle . Cependant, la crucifixion qui y est représentée n’a pas la simplicité dépouillée de celle du chanoine de Romont et le chaperon conservé au TreM.a nous paraît beaucoup plus proche.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’association du monogramme IHS, du Christ en croix et des évangélistes (diffusant le message du Sauveur par les Évangiles) appuie une iconographie christique et doloriste encore renforcée par la couleur du fond de la chasuble. D’après la symbolique des couleurs justifiée par les liturgistes, le rouge exprime le sang versé, celui du Christ ou des martyrs, la charité et le feu. Cette couleur était associée à certaines célébrations au cours de l’année liturgique. C’est ce que confirment d’ailleurs les textes relatifs à la donation des pièces, assortie de conditions : l’ensemble ne peut être utilisé que quatre fois par an, à Pâques, à la Pentecôte, à la Toussaint et à Noël. A ces fêtes s’ajoutait la Fête-Dieu, célébrée tous les trois ans dans l’église de Notre-Dame. Le rouge peut aussi symboliser la charité et peut être utilisé durant la nuit de Noël. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Histoire de la chasuble : donations, modifications, études  == &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les sources d’archives permettent de retracer l’histoire de l’ornement, les dates et conditions de la donation. Un manuscrit intitulé Memoranda beatae Mariae Namurcensis, daté des XVe et XVIe siècles, conservé aux Archives de l’Etat à Namur  et en partie publié par J. Waele, contient de nombreux actes, testaments et documents intéressants sur la collégiale Notre-Dame de Namur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On y apprend que la chasuble est un don du chanoine Jean de Romont, du chapitre de la collégiale Notre-Dame à Namur au chapitre de cette collégiale . Fils illégitime de Nicolle de Romont, prêtre, légitimé par Charles Quint, il fait des études à l’université de Louvain et une belle carrière à Namur : conseiller provincial à Namur en 1508, échevin du Magistrat en 1511 et Greffier du Souverain baillage. C’était donc un personnage important, un bienfaiteur de la collégiale à laquelle il offre de nombreux objets destinés au culte ainsi que sa bibliothèque. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La chasuble figure dans un acte daté du 13 mars 1505. Conscient de la valeur de la pièce, il assortit son don de conditions sévères : la chasuble ne pouvait être utilisée que quatre fois par an, à Pâques, à la Pentecôte, à la Toussaint et à Noël. À ces fêtes s’ajoutait la Fête-Dieu, célébrée tous les trois ans dans l’église de Notre-Dame. Si un personnage très important assistait à la messe en la collégiale, le prêtre pouvait aussi s’en revêtir pour officier. Mais il lui était interdit de la garder pour une procession extérieure. Il était absolument défendu de la prêter, la mettre en gage, l’échanger ou l’aliéner de quelque façon que ce soit. En cas de non-respect de ces clauses, les ornements devaient passer aux Croisiers de Namur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les 2 juin 1518, le chanoine Jehan de Quercu (du Chêne), dit Pérart, offre une dalmatique et une tunique à la collégiale, dont le décor est quasiment identique à la chasuble de Jean de Romont, et dont le prix s’élève à 375 florins.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La chasuble a subi des transformations dans sa forme. Réalisée en 1500, elle a été rétrécie et raccourcie. Dès le XVIe siècle, les chasubles qui jusque-là tombaient sur les épaules jusqu’à la moitié de l’avant-bras sont amputées d’une partie des épaules pour permettre au célébrant de lever les bras aisément lors de l’élévation, ce que ne permettait pas le poids sans cesse plus important de la chasuble. Celle-ci est légère mais elle a été rétrécie et échancrée au niveau de la poitrine pour faciliter les mouvements du prêtre. Le résultat n’est pas très heureux et la chasuble ne tombe plus vraiment bien à l’avant. Elle a aussi subi de nombreuses réparations, ravaudages et rapiéçages. Les pièces brodées sur les orfrois sont usées à certains endroits. Sa doublure est moderne, en lin écru, et on y a gardé ce qui devait constituer un morceau de la doublure d’origine, un tissu noir brodé en fils dorés du nom du donateur et de la date. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La chasuble a subi une autre transformation importante. Les bandes d’orfrois, les médaillons ornés du Tétramorphe étaient décorés de perles. Elles ont été enlevées et remplacées par des paillettes dorées à une date indéterminée et pour une raison inconnue. Il reste des traces à l’emplacement des perles car les paillettes ont elles aussi disparu.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La collégiale Notre-Dame est démolie en 1803 et en 1828 le dernier doyen fait don des ornements à l’église Saint-Nicolas, qui en reste le propriétaire. Ils sont actuellement en dépôt à Namur dans le Trésor de la cathédrale Saint-Aubain, au Musée diocésain.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La chasuble figure dans l’ouvrage de Louis de Farcy, La broderie du XIe siècle jusqu’à nos jours, publié en 1890 . Elle a été exposée lors de l’Exposition rétrospective d’art industriel de 1888 à Bruxelles. C’est peut-être à cette occasion qu’a été réalisée la phototypie. Peu de textiles ecclésiastiques ont bénéficié de ce traitement. Elle a été exposée à plusieurs reprises depuis lors. En 2001-2002, une grande exposition organisée aux TreM.a intitulée L’art en Namurois. La sculpture 1400-1550 présentait quelques rares ornements liturgiques, dont cette chasuble . &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Bibliographie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A.É.N., Archives ecclésiastiques, no  630, Memoranda beatae Mariae Namurcensi.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
COURTOY F., « Anciens ornements sacerdotaux de la province de Namur. Église de Saint-Nicolas à Namur », ASAN, XXIV, 1900, p. 277.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
DE FARCY Louis , La broderie du XIe siècle jusqu’à nos jours d’après des spécimens authentiques et les anciens inventaires, Angers, Belhomme, 1890, [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k9752784m.texteImage], consulté le 14 novembre 2019.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
ROBINET C., Les peintures à l’aiguille, Namur, Société archéologique de Namur/Province de Namur, 2007 (Guide du visiteur du TreM.a  Namur, n°7).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
TOUSSAINT Jacques (dir.), Art en Namurois. La sculpture 1400-1550, Catalogue d’exposition, Namur, Musée des Arts anciens du Namurois et Musée diocésain, 14 décembre 2001-31 mars 2002, Namur, Société archéologique de Namur/Service de la Culture de la Province de Namur, 2001.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
WAELE J., « Notes sur le trésor de l’église collégiale de Notre-Dame à Namur », dans  Le Beffroi, t.III, livraison 1, 1866.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>CHeering</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>http://ornasacra.kikirpa.be/index.php?title=Chasuble_de_Jean_de_Romont&amp;diff=868</id>
		<title>Chasuble de Jean de Romont</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://ornasacra.kikirpa.be/index.php?title=Chasuble_de_Jean_de_Romont&amp;diff=868"/>
				<updated>2019-11-26T22:23:59Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;CHeering: &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;br /&gt;
[[File:M097856.jpg|200px|thumb|left]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cliché IRPA : no 10037009&lt;br /&gt;
Provenance : Ancienne Collégiale Notre-Dame, Namur.&lt;br /&gt;
Propriétaire : Namur. Église paroissiale Saint-Nicolas, depuis 1828.&lt;br /&gt;
Conservation : en dépôt au Musée diocésain et Trésor de la Cathédrale, Namur&lt;br /&gt;
Datation : 1500 (ca)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La chasuble de Jean de Romont fait partie d’un ensemble de trois pièces très bien documentée par archives, composé d’une chasuble et de deux dalmatiques assorties (nos 10037010 – 10037011). La chasuble présente un décor brodé inhabituel : sur un fond de soie rouge vif, certainement d’origine, sont brodés en en fil de soie et d’or les lettres gothiques du monogramme du Christ, alternant avec un semis de fleurettes et d’entrelacs. Les orfrois, exceptionnellement étroits, sont formés de fines bandes d’or nué dont la croix dorsale présente en son centre une crucifixion tandis que les extrémités des branches se composent d’un médaillon orné du Tétramorphe.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Matériaux et techniques de mise en œuvre ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[File:Chasuble romont''.jpg|200px|thumb|left]]&lt;br /&gt;
[[File:Chasuble romont'.jpg|200px|thumb|right]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce qui fait la qualité de cet ensemble, c’est d’abord la richesse des matières employées : sur un fond de soie, la broderie de fils d’or et de soie colorée se décline en guipure*, couchure* et or nué. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les orfrois de la chasuble étaient à l’origine parsemés de petites perles disposées à intervalles réguliers mais assez proches − tous les 1,5 à 2 cm − le long des bords et sur les rinceaux enlacés. On ne connaît pas la taille des perles mais elles devaient encore rehausser considérablement l’éclat de la chasuble. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La colonne présente un décor floral brodé d’or et parsemés de soies, alternant des couchures et des guipures, aux points travaillés dans des sens différents, sur un fond d’or nué. Quelques rares paillettes subsistent et on y observe les traces de celles qui doivent manquer.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’encolure de la chasuble est réalisée dans la même broderie de fil d’or que la colonne et la croix. La doublure est en lin écru mais n’est pas d’origine. On y a cependant recousu l’étiquette qui attestait l’origine de la chasuble, don du chanoine de Romont et la date de sa fabrication : 1500.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Un décor brodé à l’effigie du Christ ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le fond en soie rouge uni, sans doute d’origine, a probablement été remanié. Il est brodé des lettres IHS, ou monogramme du Christ (composé des trois premières lettres du nom de Jésus en grec), en soie blanche et fils d’or semés en quinconce sur sept rangs sur l’ensemble du fond, à intervalles réguliers. Entre les monogrammes brodés qui s’étendent sur une surface de 10 X 12 cm environ, un fin semis de fleurettes, pensées et marguerites de soie colorée, avec feuillages prolongés de tiges enroulées, décore les espaces laissés libres. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La colonne et la croix des orfrois de la chasuble sont d’une étroitesse inhabituelle (5 cm de large) qui s’écarte de la typologie habituelle de l’époque composée d’orfrois plus larges (rarement inférieurs à 15 cm) faisant la part belle aux scènes historiées ou aux figures de saints situés dans des niches architecturées. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La colonne présente un décor floral d’une grande simplicité : des marguerites et des pensées alternent dans entrecroisement de rinceaux brodés d’or et parsemés de soies. La croix qui orne le dos de la chasuble présente de la même manière une broderie de fils d’or, avec un double ruban entrecroisé. Aux extrémités de chaque bras de la croix, se trouvent des médaillons de 6 cm de diamètre illustrés du Tétramorphe*, les symboles des quatre évangélistes. Chacun porte un phylactère* à son nom : S. Johannes, S. Marcus, S. Matheus, S. Lucas. En son centre, la croix du dos de la chasuble sert de support à la figure du Christ en croix, directement cloué sur la croix de la chasuble. La tête penchée sur l’épaule, le Christ de souffrance présente les yeux fermés, il est couronné d’épines et nimbé d’un disque crucifère, blanc et or, aux rayons rouges. Le nimbe est surmonté du titre INRI. Il porte un fin perizonium* brodé en soie bleue très claire, souligné de cordons dorés, volant au vent et dépassant du périmètre de l’orfroi. Il n’y a pas de décor et on ne trouve pas la Vierge et Saint Jean, comme c’est habituellement le cas dans les crucifixions.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce type de périzonium flottant était répandu à la fin du XVe et au début du XVIe siècle dans la peinture des Primitifs Flamands, avec des variantes : tantôt un des pans seulement est représenté dans le vent, tantôt les deux. Ici les deux pans volent vers le haut de chaque côté du corps du Christ. D’autres représentations le font tomber vers le bas. Plusieurs tableaux de Robert Campin, Adrian Isenbrant (n°50006561), Rogier van der Weyden (n°50006561, 40004475, 40004542, 40004594, 40004735, 40004604) et Joos Van Cleve représentant une Crucifixion arborent ce type de périzonium dont les modèles en circulation ont pu inspirer le brodeur. Il se retrouve notamment sur un chaperon de chape conservé au TreM.a à Namur daté du début du XVIe siècle.&lt;br /&gt;
[[File:Chasuble romont.jpg|200px|thumb|right]]&lt;br /&gt;
[[File:10067434.jpg|200px|thumb|right]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Louis de Farcy propose d’autres ornements semblables datés de la même période et dont l’iconographie se rapproche de celle de l’ensemble : un monogramme sur un orfroi dont la provenance n’est pas citée et un Christ en croix sur une chasuble de Londerzeel, datée du premier quart du XVIe siècle . Cependant, la crucifixion qui y est représentée n’a pas la simplicité dépouillée de celle du chanoine de Romont et le chaperon conservé au TreM.a nous paraît beaucoup plus proche.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’association du monogramme IHS, du Christ en croix et des évangélistes (diffusant le message du Sauveur par les Évangiles) appuie une iconographie christique et doloriste encore renforcée par la couleur du fond de la chasuble. D’après la symbolique des couleurs justifiée par les liturgistes, le rouge exprime le sang versé, celui du Christ ou des martyrs, la charité et le feu. Cette couleur était associée à certaines célébrations au cours de l’année liturgique. C’est ce que confirment d’ailleurs les textes relatifs à la donation des pièces, assortie de conditions : l’ensemble ne peut être utilisé que quatre fois par an, à Pâques, à la Pentecôte, à la Toussaint et à Noël. A ces fêtes s’ajoutait la Fête-Dieu, célébrée tous les trois ans dans l’église de Notre-Dame. Le rouge peut aussi symboliser la charité et peut être utilisé durant la nuit de Noël. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Histoire de la chasuble : donations, modifications, études  == &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les sources d’archives permettent de retracer l’histoire de l’ornement, les dates et conditions de la donation. Un manuscrit intitulé Memoranda beatae Mariae Namurcensis, daté des XVe et XVIe siècles, conservé aux Archives de l’Etat à Namur  et en partie publié par J. Waele, contient de nombreux actes, testaments et documents intéressants sur la collégiale Notre-Dame de Namur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On y apprend que la chasuble est un don du chanoine Jean de Romont, du chapitre de la collégiale Notre-Dame à Namur au chapitre de cette collégiale . Fils illégitime de Nicolle de Romont, prêtre, légitimé par Charles Quint, il fait des études à l’université de Louvain et une belle carrière à Namur : conseiller provincial à Namur en 1508, échevin du Magistrat en 1511 et Greffier du Souverain baillage. C’était donc un personnage important, un bienfaiteur de la collégiale à laquelle il offre de nombreux objets destinés au culte ainsi que sa bibliothèque. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La chasuble figure dans un acte daté du 13 mars 1505. Conscient de la valeur de la pièce, il assortit son don de conditions sévères : la chasuble ne pouvait être utilisée que quatre fois par an, à Pâques, à la Pentecôte, à la Toussaint et à Noël. À ces fêtes s’ajoutait la Fête-Dieu, célébrée tous les trois ans dans l’église de Notre-Dame. Si un personnage très important assistait à la messe en la collégiale, le prêtre pouvait aussi s’en revêtir pour officier. Mais il lui était interdit de la garder pour une procession extérieure. Il était absolument défendu de la prêter, la mettre en gage, l’échanger ou l’aliéner de quelque façon que ce soit. En cas de non-respect de ces clauses, les ornements devaient passer aux Croisiers de Namur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les 2 juin 1518, le chanoine Jehan de Quercu (du Chêne), dit Pérart, offre une dalmatique et une tunique à la collégiale, dont le décor est quasiment identique à la chasuble de Jean de Romont, et dont le prix s’élève à 375 florins.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La chasuble a subi des transformations dans sa forme. Réalisée en 1500, elle a été rétrécie et raccourcie. Dès le XVIe siècle, les chasubles qui jusque-là tombaient sur les épaules jusqu’à la moitié de l’avant-bras sont amputées d’une partie des épaules pour permettre au célébrant de lever les bras aisément lors de l’élévation, ce que ne permettait pas le poids sans cesse plus important de la chasuble. Celle-ci est légère mais elle a été rétrécie et échancrée au niveau de la poitrine pour faciliter les mouvements du prêtre. Le résultat n’est pas très heureux et la chasuble ne tombe plus vraiment bien à l’avant. Elle a aussi subi de nombreuses réparations, ravaudages et rapiéçages. Les pièces brodées sur les orfrois sont usées à certains endroits. Sa doublure est moderne, en lin écru, et on y a gardé ce qui devait constituer un morceau de la doublure d’origine, un tissu noir brodé en fils dorés du nom du donateur et de la date. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La chasuble a subi une autre transformation importante. Les bandes d’orfrois, les médaillons ornés du Tétramorphe étaient décorés de perles. Elles ont été enlevées et remplacées par des paillettes dorées à une date indéterminée et pour une raison inconnue. Il reste des traces à l’emplacement des perles car les paillettes ont elles aussi disparu.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La collégiale Notre-Dame est démolie en 1803 et en 1828 le dernier doyen fait don des ornements à l’église Saint-Nicolas, qui en reste le propriétaire. Ils sont actuellement en dépôt à Namur dans le Trésor de la cathédrale Saint-Aubain, au Musée diocésain.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La chasuble figure dans l’ouvrage de Louis de Farcy, La broderie du XIe siècle jusqu’à nos jours, publié en 1890 . Elle a été exposée lors de l’Exposition rétrospective d’art industriel de 1888 à Bruxelles. C’est peut-être à cette occasion qu’a été réalisée la phototypie. Peu de textiles ecclésiastiques ont bénéficié de ce traitement. Elle a été exposée à plusieurs reprises depuis lors. En 2001-2002, une grande exposition organisée aux TreM.a intitulée L’art en Namurois. La sculpture 1400-1550 présentait quelques rares ornements liturgiques, dont cette chasuble . &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Bibliographie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A.É.N., Archives ecclésiastiques, no  630, Memoranda beatae Mariae Namurcensi.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
COURTOY F., « Anciens ornements sacerdotaux de la province de Namur. Église de Saint-Nicolas à Namur », ASAN, XXIV, 1900, p. 277.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
DE FARCY Louis , La broderie du XIe siècle jusqu’à nos jours d’après des spécimens authentiques et les anciens inventaires, Angers, Belhomme, 1890, [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k9752784m.texteImage], consulté le 14 novembre 2019.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
ROBINET C., Les peintures à l’aiguille, Namur, Société archéologique de Namur/Province de Namur, 2007 (Guide du visiteur du TreM.a  Namur, n°7).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
TOUSSAINT Jacques (dir.), Art en Namurois. La sculpture 1400-1550, Catalogue d’exposition, Namur, Musée des Arts anciens du Namurois et Musée diocésain, 14 décembre 2001-31 mars 2002, Namur, Société archéologique de Namur/Service de la Culture de la Province de Namur, 2001.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
WAELE J., « Notes sur le trésor de l’église collégiale de Notre-Dame à Namur », dans  Le Beffroi, t.III, livraison 1, 1866.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>CHeering</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>http://ornasacra.kikirpa.be/index.php?title=Chasuble_de_Jean_de_Romont&amp;diff=867</id>
		<title>Chasuble de Jean de Romont</title>
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				<updated>2019-11-26T22:23:17Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;CHeering: &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;br /&gt;
[[File:M097856.jpg|200px|thumb|left]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cliché IRPA : no 10037009&lt;br /&gt;
Provenance : Ancienne Collégiale Notre-Dame, Namur.&lt;br /&gt;
Propriétaire : Namur. Église paroissiale Saint-Nicolas, depuis 1828.&lt;br /&gt;
Conservation : en dépôt au Musée diocésain et Trésor de la Cathédrale, Namur&lt;br /&gt;
Datation : 1500 (ca)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La chasuble de Jean de Romont fait partie d’un ensemble de trois pièces très bien documentée par archives, composé d’une chasuble et de deux dalmatiques assorties (nos 10037010 – 10037011). La chasuble présente un décor brodé inhabituel : sur un fond de soie rouge vif, certainement d’origine, sont brodés en en fil de soie et d’or les lettres gothiques du monogramme du Christ, alternant avec un semis de fleurettes et d’entrelacs. Les orfrois, exceptionnellement étroits, sont formés de fines bandes d’or nué dont la croix dorsale présente en son centre une crucifixion tandis que les extrémités des branches se composent d’un médaillon orné du Tétramorphe.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Matériaux et techniques de mise en œuvre ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[File:Chasuble romont''.jpg|200px|thumb|left]]&lt;br /&gt;
[[File:Chasuble romont'.jpg|200px|thumb|right]]&lt;br /&gt;
[[File:Chasuble romont.jpg|200px|thumb|right]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce qui fait la qualité de cet ensemble, c’est d’abord la richesse des matières employées : sur un fond de soie, la broderie de fils d’or et de soie colorée se décline en guipure*, couchure* et or nué. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les orfrois de la chasuble étaient à l’origine parsemés de petites perles disposées à intervalles réguliers mais assez proches − tous les 1,5 à 2 cm − le long des bords et sur les rinceaux enlacés. On ne connaît pas la taille des perles mais elles devaient encore rehausser considérablement l’éclat de la chasuble. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La colonne présente un décor floral brodé d’or et parsemés de soies, alternant des couchures et des guipures, aux points travaillés dans des sens différents, sur un fond d’or nué. Quelques rares paillettes subsistent et on y observe les traces de celles qui doivent manquer.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’encolure de la chasuble est réalisée dans la même broderie de fil d’or que la colonne et la croix. La doublure est en lin écru mais n’est pas d’origine. On y a cependant recousu l’étiquette qui attestait l’origine de la chasuble, don du chanoine de Romont et la date de sa fabrication : 1500.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Un décor brodé à l’effigie du Christ ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le fond en soie rouge uni, sans doute d’origine, a probablement été remanié. Il est brodé des lettres IHS, ou monogramme du Christ (composé des trois premières lettres du nom de Jésus en grec), en soie blanche et fils d’or semés en quinconce sur sept rangs sur l’ensemble du fond, à intervalles réguliers. Entre les monogrammes brodés qui s’étendent sur une surface de 10 X 12 cm environ, un fin semis de fleurettes, pensées et marguerites de soie colorée, avec feuillages prolongés de tiges enroulées, décore les espaces laissés libres. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La colonne et la croix des orfrois de la chasuble sont d’une étroitesse inhabituelle (5 cm de large) qui s’écarte de la typologie habituelle de l’époque composée d’orfrois plus larges (rarement inférieurs à 15 cm) faisant la part belle aux scènes historiées ou aux figures de saints situés dans des niches architecturées. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La colonne présente un décor floral d’une grande simplicité : des marguerites et des pensées alternent dans entrecroisement de rinceaux brodés d’or et parsemés de soies. La croix qui orne le dos de la chasuble présente de la même manière une broderie de fils d’or, avec un double ruban entrecroisé. Aux extrémités de chaque bras de la croix, se trouvent des médaillons de 6 cm de diamètre illustrés du Tétramorphe*, les symboles des quatre évangélistes. Chacun porte un phylactère* à son nom : S. Johannes, S. Marcus, S. Matheus, S. Lucas. En son centre, la croix du dos de la chasuble sert de support à la figure du Christ en croix, directement cloué sur la croix de la chasuble. La tête penchée sur l’épaule, le Christ de souffrance présente les yeux fermés, il est couronné d’épines et nimbé d’un disque crucifère, blanc et or, aux rayons rouges. Le nimbe est surmonté du titre INRI. Il porte un fin perizonium* brodé en soie bleue très claire, souligné de cordons dorés, volant au vent et dépassant du périmètre de l’orfroi. Il n’y a pas de décor et on ne trouve pas la Vierge et Saint Jean, comme c’est habituellement le cas dans les crucifixions.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce type de périzonium flottant était répandu à la fin du XVe et au début du XVIe siècle dans la peinture des Primitifs Flamands, avec des variantes : tantôt un des pans seulement est représenté dans le vent, tantôt les deux. Ici les deux pans volent vers le haut de chaque côté du corps du Christ. D’autres représentations le font tomber vers le bas. Plusieurs tableaux de Robert Campin, Adrian Isenbrant (n°50006561), Rogier van der Weyden (n°50006561, 40004475, 40004542, 40004594, 40004735, 40004604) et Joos Van Cleve représentant une Crucifixion arborent ce type de périzonium dont les modèles en circulation ont pu inspirer le brodeur. Il se retrouve notamment sur un chaperon de chape conservé au TreM.a à Namur daté du début du XVIe siècle.&lt;br /&gt;
[[File:10067434.jpg|200px|thumb|right]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Louis de Farcy propose d’autres ornements semblables datés de la même période et dont l’iconographie se rapproche de celle de l’ensemble : un monogramme sur un orfroi dont la provenance n’est pas citée et un Christ en croix sur une chasuble de Londerzeel, datée du premier quart du XVIe siècle . Cependant, la crucifixion qui y est représentée n’a pas la simplicité dépouillée de celle du chanoine de Romont et le chaperon conservé au TreM.a nous paraît beaucoup plus proche.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’association du monogramme IHS, du Christ en croix et des évangélistes (diffusant le message du Sauveur par les Évangiles) appuie une iconographie christique et doloriste encore renforcée par la couleur du fond de la chasuble. D’après la symbolique des couleurs justifiée par les liturgistes, le rouge exprime le sang versé, celui du Christ ou des martyrs, la charité et le feu. Cette couleur était associée à certaines célébrations au cours de l’année liturgique. C’est ce que confirment d’ailleurs les textes relatifs à la donation des pièces, assortie de conditions : l’ensemble ne peut être utilisé que quatre fois par an, à Pâques, à la Pentecôte, à la Toussaint et à Noël. A ces fêtes s’ajoutait la Fête-Dieu, célébrée tous les trois ans dans l’église de Notre-Dame. Le rouge peut aussi symboliser la charité et peut être utilisé durant la nuit de Noël. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Histoire de la chasuble : donations, modifications, études  == &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les sources d’archives permettent de retracer l’histoire de l’ornement, les dates et conditions de la donation. Un manuscrit intitulé Memoranda beatae Mariae Namurcensis, daté des XVe et XVIe siècles, conservé aux Archives de l’Etat à Namur  et en partie publié par J. Waele, contient de nombreux actes, testaments et documents intéressants sur la collégiale Notre-Dame de Namur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On y apprend que la chasuble est un don du chanoine Jean de Romont, du chapitre de la collégiale Notre-Dame à Namur au chapitre de cette collégiale . Fils illégitime de Nicolle de Romont, prêtre, légitimé par Charles Quint, il fait des études à l’université de Louvain et une belle carrière à Namur : conseiller provincial à Namur en 1508, échevin du Magistrat en 1511 et Greffier du Souverain baillage. C’était donc un personnage important, un bienfaiteur de la collégiale à laquelle il offre de nombreux objets destinés au culte ainsi que sa bibliothèque. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La chasuble figure dans un acte daté du 13 mars 1505. Conscient de la valeur de la pièce, il assortit son don de conditions sévères : la chasuble ne pouvait être utilisée que quatre fois par an, à Pâques, à la Pentecôte, à la Toussaint et à Noël. À ces fêtes s’ajoutait la Fête-Dieu, célébrée tous les trois ans dans l’église de Notre-Dame. Si un personnage très important assistait à la messe en la collégiale, le prêtre pouvait aussi s’en revêtir pour officier. Mais il lui était interdit de la garder pour une procession extérieure. Il était absolument défendu de la prêter, la mettre en gage, l’échanger ou l’aliéner de quelque façon que ce soit. En cas de non-respect de ces clauses, les ornements devaient passer aux Croisiers de Namur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les 2 juin 1518, le chanoine Jehan de Quercu (du Chêne), dit Pérart, offre une dalmatique et une tunique à la collégiale, dont le décor est quasiment identique à la chasuble de Jean de Romont, et dont le prix s’élève à 375 florins.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La chasuble a subi des transformations dans sa forme. Réalisée en 1500, elle a été rétrécie et raccourcie. Dès le XVIe siècle, les chasubles qui jusque-là tombaient sur les épaules jusqu’à la moitié de l’avant-bras sont amputées d’une partie des épaules pour permettre au célébrant de lever les bras aisément lors de l’élévation, ce que ne permettait pas le poids sans cesse plus important de la chasuble. Celle-ci est légère mais elle a été rétrécie et échancrée au niveau de la poitrine pour faciliter les mouvements du prêtre. Le résultat n’est pas très heureux et la chasuble ne tombe plus vraiment bien à l’avant. Elle a aussi subi de nombreuses réparations, ravaudages et rapiéçages. Les pièces brodées sur les orfrois sont usées à certains endroits. Sa doublure est moderne, en lin écru, et on y a gardé ce qui devait constituer un morceau de la doublure d’origine, un tissu noir brodé en fils dorés du nom du donateur et de la date. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La chasuble a subi une autre transformation importante. Les bandes d’orfrois, les médaillons ornés du Tétramorphe étaient décorés de perles. Elles ont été enlevées et remplacées par des paillettes dorées à une date indéterminée et pour une raison inconnue. Il reste des traces à l’emplacement des perles car les paillettes ont elles aussi disparu.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La collégiale Notre-Dame est démolie en 1803 et en 1828 le dernier doyen fait don des ornements à l’église Saint-Nicolas, qui en reste le propriétaire. Ils sont actuellement en dépôt à Namur dans le Trésor de la cathédrale Saint-Aubain, au Musée diocésain.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La chasuble figure dans l’ouvrage de Louis de Farcy, La broderie du XIe siècle jusqu’à nos jours, publié en 1890 . Elle a été exposée lors de l’Exposition rétrospective d’art industriel de 1888 à Bruxelles. C’est peut-être à cette occasion qu’a été réalisée la phototypie. Peu de textiles ecclésiastiques ont bénéficié de ce traitement. Elle a été exposée à plusieurs reprises depuis lors. En 2001-2002, une grande exposition organisée aux TreM.a intitulée L’art en Namurois. La sculpture 1400-1550 présentait quelques rares ornements liturgiques, dont cette chasuble . &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Bibliographie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A.É.N., Archives ecclésiastiques, no  630, Memoranda beatae Mariae Namurcensi.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
COURTOY F., « Anciens ornements sacerdotaux de la province de Namur. Église de Saint-Nicolas à Namur », ASAN, XXIV, 1900, p. 277.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
DE FARCY Louis , La broderie du XIe siècle jusqu’à nos jours d’après des spécimens authentiques et les anciens inventaires, Angers, Belhomme, 1890, [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k9752784m.texteImage], consulté le 14 novembre 2019.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
ROBINET C., Les peintures à l’aiguille, Namur, Société archéologique de Namur/Province de Namur, 2007 (Guide du visiteur du TreM.a  Namur, n°7).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
TOUSSAINT Jacques (dir.), Art en Namurois. La sculpture 1400-1550, Catalogue d’exposition, Namur, Musée des Arts anciens du Namurois et Musée diocésain, 14 décembre 2001-31 mars 2002, Namur, Société archéologique de Namur/Service de la Culture de la Province de Namur, 2001.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
WAELE J., « Notes sur le trésor de l’église collégiale de Notre-Dame à Namur », dans  Le Beffroi, t.III, livraison 1, 1866.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>CHeering</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>http://ornasacra.kikirpa.be/index.php?title=Chasuble_de_Jean_de_Romont&amp;diff=866</id>
		<title>Chasuble de Jean de Romont</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://ornasacra.kikirpa.be/index.php?title=Chasuble_de_Jean_de_Romont&amp;diff=866"/>
				<updated>2019-11-26T22:22:41Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;CHeering: &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;br /&gt;
[[File:M097856.jpg|200px|thumb|left]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cliché IRPA : no 10037009&lt;br /&gt;
Provenance : Ancienne Collégiale Notre-Dame, Namur.&lt;br /&gt;
Propriétaire : Namur. Église paroissiale Saint-Nicolas, depuis 1828.&lt;br /&gt;
Conservation : en dépôt au Musée diocésain et Trésor de la Cathédrale, Namur&lt;br /&gt;
Datation : 1500 (ca)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La chasuble de Jean de Romont fait partie d’un ensemble de trois pièces très bien documentée par archives, composé d’une chasuble et de deux dalmatiques assorties (nos 10037010 – 10037011). La chasuble présente un décor brodé inhabituel : sur un fond de soie rouge vif, certainement d’origine, sont brodés en en fil de soie et d’or les lettres gothiques du monogramme du Christ, alternant avec un semis de fleurettes et d’entrelacs. Les orfrois, exceptionnellement étroits, sont formés de fines bandes d’or nué dont la croix dorsale présente en son centre une crucifixion tandis que les extrémités des branches se composent d’un médaillon orné du Tétramorphe.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Matériaux et techniques de mise en œuvre ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[File:Chasuble romont''.jpg|200px|thumb|left]]&lt;br /&gt;
[[File:Chasuble romont.jpg|200px|thumb|right]]&lt;br /&gt;
[[File:Chasuble romont'.jpg|200px|thumb|right]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce qui fait la qualité de cet ensemble, c’est d’abord la richesse des matières employées : sur un fond de soie, la broderie de fils d’or et de soie colorée se décline en guipure*, couchure* et or nué. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les orfrois de la chasuble étaient à l’origine parsemés de petites perles disposées à intervalles réguliers mais assez proches − tous les 1,5 à 2 cm − le long des bords et sur les rinceaux enlacés. On ne connaît pas la taille des perles mais elles devaient encore rehausser considérablement l’éclat de la chasuble. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La colonne présente un décor floral brodé d’or et parsemés de soies, alternant des couchures et des guipures, aux points travaillés dans des sens différents, sur un fond d’or nué. Quelques rares paillettes subsistent et on y observe les traces de celles qui doivent manquer.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’encolure de la chasuble est réalisée dans la même broderie de fil d’or que la colonne et la croix. La doublure est en lin écru mais n’est pas d’origine. On y a cependant recousu l’étiquette qui attestait l’origine de la chasuble, don du chanoine de Romont et la date de sa fabrication : 1500.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Un décor brodé à l’effigie du Christ ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le fond en soie rouge uni, sans doute d’origine, a probablement été remanié. Il est brodé des lettres IHS, ou monogramme du Christ (composé des trois premières lettres du nom de Jésus en grec), en soie blanche et fils d’or semés en quinconce sur sept rangs sur l’ensemble du fond, à intervalles réguliers. Entre les monogrammes brodés qui s’étendent sur une surface de 10 X 12 cm environ, un fin semis de fleurettes, pensées et marguerites de soie colorée, avec feuillages prolongés de tiges enroulées, décore les espaces laissés libres. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La colonne et la croix des orfrois de la chasuble sont d’une étroitesse inhabituelle (5 cm de large) qui s’écarte de la typologie habituelle de l’époque composée d’orfrois plus larges (rarement inférieurs à 15 cm) faisant la part belle aux scènes historiées ou aux figures de saints situés dans des niches architecturées. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La colonne présente un décor floral d’une grande simplicité : des marguerites et des pensées alternent dans entrecroisement de rinceaux brodés d’or et parsemés de soies. La croix qui orne le dos de la chasuble présente de la même manière une broderie de fils d’or, avec un double ruban entrecroisé. Aux extrémités de chaque bras de la croix, se trouvent des médaillons de 6 cm de diamètre illustrés du Tétramorphe*, les symboles des quatre évangélistes. Chacun porte un phylactère* à son nom : S. Johannes, S. Marcus, S. Matheus, S. Lucas. En son centre, la croix du dos de la chasuble sert de support à la figure du Christ en croix, directement cloué sur la croix de la chasuble. La tête penchée sur l’épaule, le Christ de souffrance présente les yeux fermés, il est couronné d’épines et nimbé d’un disque crucifère, blanc et or, aux rayons rouges. Le nimbe est surmonté du titre INRI. Il porte un fin perizonium* brodé en soie bleue très claire, souligné de cordons dorés, volant au vent et dépassant du périmètre de l’orfroi. Il n’y a pas de décor et on ne trouve pas la Vierge et Saint Jean, comme c’est habituellement le cas dans les crucifixions.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce type de périzonium flottant était répandu à la fin du XVe et au début du XVIe siècle dans la peinture des Primitifs Flamands, avec des variantes : tantôt un des pans seulement est représenté dans le vent, tantôt les deux. Ici les deux pans volent vers le haut de chaque côté du corps du Christ. D’autres représentations le font tomber vers le bas. Plusieurs tableaux de Robert Campin, Adrian Isenbrant (n°50006561), Rogier van der Weyden (n°50006561, 40004475, 40004542, 40004594, 40004735, 40004604) et Joos Van Cleve représentant une Crucifixion arborent ce type de périzonium dont les modèles en circulation ont pu inspirer le brodeur. Il se retrouve notamment sur un chaperon de chape conservé au TreM.a à Namur daté du début du XVIe siècle.&lt;br /&gt;
[[File:10067434.jpg|200px|thumb|right]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Louis de Farcy propose d’autres ornements semblables datés de la même période et dont l’iconographie se rapproche de celle de l’ensemble : un monogramme sur un orfroi dont la provenance n’est pas citée et un Christ en croix sur une chasuble de Londerzeel, datée du premier quart du XVIe siècle . Cependant, la crucifixion qui y est représentée n’a pas la simplicité dépouillée de celle du chanoine de Romont et le chaperon conservé au TreM.a nous paraît beaucoup plus proche.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’association du monogramme IHS, du Christ en croix et des évangélistes (diffusant le message du Sauveur par les Évangiles) appuie une iconographie christique et doloriste encore renforcée par la couleur du fond de la chasuble. D’après la symbolique des couleurs justifiée par les liturgistes, le rouge exprime le sang versé, celui du Christ ou des martyrs, la charité et le feu. Cette couleur était associée à certaines célébrations au cours de l’année liturgique. C’est ce que confirment d’ailleurs les textes relatifs à la donation des pièces, assortie de conditions : l’ensemble ne peut être utilisé que quatre fois par an, à Pâques, à la Pentecôte, à la Toussaint et à Noël. A ces fêtes s’ajoutait la Fête-Dieu, célébrée tous les trois ans dans l’église de Notre-Dame. Le rouge peut aussi symboliser la charité et peut être utilisé durant la nuit de Noël. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Histoire de la chasuble : donations, modifications, études  == &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les sources d’archives permettent de retracer l’histoire de l’ornement, les dates et conditions de la donation. Un manuscrit intitulé Memoranda beatae Mariae Namurcensis, daté des XVe et XVIe siècles, conservé aux Archives de l’Etat à Namur  et en partie publié par J. Waele, contient de nombreux actes, testaments et documents intéressants sur la collégiale Notre-Dame de Namur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On y apprend que la chasuble est un don du chanoine Jean de Romont, du chapitre de la collégiale Notre-Dame à Namur au chapitre de cette collégiale . Fils illégitime de Nicolle de Romont, prêtre, légitimé par Charles Quint, il fait des études à l’université de Louvain et une belle carrière à Namur : conseiller provincial à Namur en 1508, échevin du Magistrat en 1511 et Greffier du Souverain baillage. C’était donc un personnage important, un bienfaiteur de la collégiale à laquelle il offre de nombreux objets destinés au culte ainsi que sa bibliothèque. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La chasuble figure dans un acte daté du 13 mars 1505. Conscient de la valeur de la pièce, il assortit son don de conditions sévères : la chasuble ne pouvait être utilisée que quatre fois par an, à Pâques, à la Pentecôte, à la Toussaint et à Noël. À ces fêtes s’ajoutait la Fête-Dieu, célébrée tous les trois ans dans l’église de Notre-Dame. Si un personnage très important assistait à la messe en la collégiale, le prêtre pouvait aussi s’en revêtir pour officier. Mais il lui était interdit de la garder pour une procession extérieure. Il était absolument défendu de la prêter, la mettre en gage, l’échanger ou l’aliéner de quelque façon que ce soit. En cas de non-respect de ces clauses, les ornements devaient passer aux Croisiers de Namur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les 2 juin 1518, le chanoine Jehan de Quercu (du Chêne), dit Pérart, offre une dalmatique et une tunique à la collégiale, dont le décor est quasiment identique à la chasuble de Jean de Romont, et dont le prix s’élève à 375 florins.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La chasuble a subi des transformations dans sa forme. Réalisée en 1500, elle a été rétrécie et raccourcie. Dès le XVIe siècle, les chasubles qui jusque-là tombaient sur les épaules jusqu’à la moitié de l’avant-bras sont amputées d’une partie des épaules pour permettre au célébrant de lever les bras aisément lors de l’élévation, ce que ne permettait pas le poids sans cesse plus important de la chasuble. Celle-ci est légère mais elle a été rétrécie et échancrée au niveau de la poitrine pour faciliter les mouvements du prêtre. Le résultat n’est pas très heureux et la chasuble ne tombe plus vraiment bien à l’avant. Elle a aussi subi de nombreuses réparations, ravaudages et rapiéçages. Les pièces brodées sur les orfrois sont usées à certains endroits. Sa doublure est moderne, en lin écru, et on y a gardé ce qui devait constituer un morceau de la doublure d’origine, un tissu noir brodé en fils dorés du nom du donateur et de la date. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La chasuble a subi une autre transformation importante. Les bandes d’orfrois, les médaillons ornés du Tétramorphe étaient décorés de perles. Elles ont été enlevées et remplacées par des paillettes dorées à une date indéterminée et pour une raison inconnue. Il reste des traces à l’emplacement des perles car les paillettes ont elles aussi disparu.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La collégiale Notre-Dame est démolie en 1803 et en 1828 le dernier doyen fait don des ornements à l’église Saint-Nicolas, qui en reste le propriétaire. Ils sont actuellement en dépôt à Namur dans le Trésor de la cathédrale Saint-Aubain, au Musée diocésain.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La chasuble figure dans l’ouvrage de Louis de Farcy, La broderie du XIe siècle jusqu’à nos jours, publié en 1890 . Elle a été exposée lors de l’Exposition rétrospective d’art industriel de 1888 à Bruxelles. C’est peut-être à cette occasion qu’a été réalisée la phototypie. Peu de textiles ecclésiastiques ont bénéficié de ce traitement. Elle a été exposée à plusieurs reprises depuis lors. En 2001-2002, une grande exposition organisée aux TreM.a intitulée L’art en Namurois. La sculpture 1400-1550 présentait quelques rares ornements liturgiques, dont cette chasuble . &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Bibliographie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A.É.N., Archives ecclésiastiques, no  630, Memoranda beatae Mariae Namurcensi.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
COURTOY F., « Anciens ornements sacerdotaux de la province de Namur. Église de Saint-Nicolas à Namur », ASAN, XXIV, 1900, p. 277.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
DE FARCY Louis , La broderie du XIe siècle jusqu’à nos jours d’après des spécimens authentiques et les anciens inventaires, Angers, Belhomme, 1890, [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k9752784m.texteImage], consulté le 14 novembre 2019.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
ROBINET C., Les peintures à l’aiguille, Namur, Société archéologique de Namur/Province de Namur, 2007 (Guide du visiteur du TreM.a  Namur, n°7).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
TOUSSAINT Jacques (dir.), Art en Namurois. La sculpture 1400-1550, Catalogue d’exposition, Namur, Musée des Arts anciens du Namurois et Musée diocésain, 14 décembre 2001-31 mars 2002, Namur, Société archéologique de Namur/Service de la Culture de la Province de Namur, 2001.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
WAELE J., « Notes sur le trésor de l’église collégiale de Notre-Dame à Namur », dans  Le Beffroi, t.III, livraison 1, 1866.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>CHeering</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>http://ornasacra.kikirpa.be/index.php?title=Chasuble_de_Jean_de_Romont&amp;diff=865</id>
		<title>Chasuble de Jean de Romont</title>
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				<updated>2019-11-26T22:17:08Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;CHeering: &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;br /&gt;
[[File:M097856.jpg|200px|thumb|left]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cliché IRPA : no 10037009&lt;br /&gt;
Provenance : Ancienne Collégiale Notre-Dame, Namur.&lt;br /&gt;
Propriétaire : Namur. Église paroissiale Saint-Nicolas, depuis 1828.&lt;br /&gt;
Conservation : en dépôt au Musée diocésain et Trésor de la Cathédrale, Namur&lt;br /&gt;
Datation : 1500 (ca)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La chasuble de Jean de Romont fait partie d’un ensemble de trois pièces très bien documentée par archives, composé d’une chasuble et de deux dalmatiques assorties (nos 10037010 – 10037011). La chasuble présente un décor brodé inhabituel : sur un fond de soie rouge vif, certainement d’origine, sont brodés en en fil de soie et d’or les lettres gothiques du monogramme du Christ, alternant avec un semis de fleurettes et d’entrelacs. Les orfrois, exceptionnellement étroits, sont formés de fines bandes d’or nué dont la croix dorsale présente en son centre une crucifixion tandis que les extrémités des branches se composent d’un médaillon orné du Tétramorphe.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Matériaux et techniques de mise en œuvre ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[File:Chasuble romont.jpg|200px|thumb|right]]&lt;br /&gt;
[[File:Chasuble romont'.jpg|200px|thumb|right]]&lt;br /&gt;
[[File:Chasuble romont''.jpg|200px|thumb|right]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce qui fait la qualité de cet ensemble, c’est d’abord la richesse des matières employées : sur un fond de soie, la broderie de fils d’or et de soie colorée se décline en guipure*, couchure* et or nué. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les orfrois de la chasuble étaient à l’origine parsemés de petites perles disposées à intervalles réguliers mais assez proches − tous les 1,5 à 2 cm − le long des bords et sur les rinceaux enlacés. On ne connaît pas la taille des perles mais elles devaient encore rehausser considérablement l’éclat de la chasuble. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La colonne présente un décor floral brodé d’or et parsemés de soies, alternant des couchures et des guipures, aux points travaillés dans des sens différents, sur un fond d’or nué. Quelques rares paillettes subsistent et on y observe les traces de celles qui doivent manquer.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’encolure de la chasuble est réalisée dans la même broderie de fil d’or que la colonne et la croix. La doublure est en lin écru mais n’est pas d’origine. On y a cependant recousu l’étiquette qui attestait l’origine de la chasuble, don du chanoine de Romont et la date de sa fabrication : 1500.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Un décor brodé à l’effigie du Christ ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le fond en soie rouge uni, sans doute d’origine, a probablement été remanié. Il est brodé des lettres IHS, ou monogramme du Christ (composé des trois premières lettres du nom de Jésus en grec), en soie blanche et fils d’or semés en quinconce sur sept rangs sur l’ensemble du fond, à intervalles réguliers. Entre les monogrammes brodés qui s’étendent sur une surface de 10 X 12 cm environ, un fin semis de fleurettes, pensées et marguerites de soie colorée, avec feuillages prolongés de tiges enroulées, décore les espaces laissés libres. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La colonne et la croix des orfrois de la chasuble sont d’une étroitesse inhabituelle (5 cm de large) qui s’écarte de la typologie habituelle de l’époque composée d’orfrois plus larges (rarement inférieurs à 15 cm) faisant la part belle aux scènes historiées ou aux figures de saints situés dans des niches architecturées. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La colonne présente un décor floral d’une grande simplicité : des marguerites et des pensées alternent dans entrecroisement de rinceaux brodés d’or et parsemés de soies. La croix qui orne le dos de la chasuble présente de la même manière une broderie de fils d’or, avec un double ruban entrecroisé. Aux extrémités de chaque bras de la croix, se trouvent des médaillons de 6 cm de diamètre illustrés du Tétramorphe*, les symboles des quatre évangélistes. Chacun porte un phylactère* à son nom : S. Johannes, S. Marcus, S. Matheus, S. Lucas. En son centre, la croix du dos de la chasuble sert de support à la figure du Christ en croix, directement cloué sur la croix de la chasuble. La tête penchée sur l’épaule, le Christ de souffrance présente les yeux fermés, il est couronné d’épines et nimbé d’un disque crucifère, blanc et or, aux rayons rouges. Le nimbe est surmonté du titre INRI. Il porte un fin perizonium* brodé en soie bleue très claire, souligné de cordons dorés, volant au vent et dépassant du périmètre de l’orfroi. Il n’y a pas de décor et on ne trouve pas la Vierge et Saint Jean, comme c’est habituellement le cas dans les crucifixions.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce type de périzonium flottant était répandu à la fin du XVe et au début du XVIe siècle dans la peinture des Primitifs Flamands, avec des variantes : tantôt un des pans seulement est représenté dans le vent, tantôt les deux. Ici les deux pans volent vers le haut de chaque côté du corps du Christ. D’autres représentations le font tomber vers le bas. Plusieurs tableaux de Robert Campin, Adrian Isenbrant (n°50006561), Rogier van der Weyden (n°50006561, 40004475, 40004542, 40004594, 40004735, 40004604) et Joos Van Cleve représentant une Crucifixion arborent ce type de périzonium dont les modèles en circulation ont pu inspirer le brodeur. Il se retrouve notamment sur un chaperon de chape conservé au TreM.a à Namur daté du début du XVIe siècle.&lt;br /&gt;
[[File:10067434.jpg|200px|thumb|right]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Louis de Farcy propose d’autres ornements semblables datés de la même période et dont l’iconographie se rapproche de celle de l’ensemble : un monogramme sur un orfroi dont la provenance n’est pas citée et un Christ en croix sur une chasuble de Londerzeel, datée du premier quart du XVIe siècle . Cependant, la crucifixion qui y est représentée n’a pas la simplicité dépouillée de celle du chanoine de Romont et le chaperon conservé au TreM.a nous paraît beaucoup plus proche.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’association du monogramme IHS, du Christ en croix et des évangélistes (diffusant le message du Sauveur par les Évangiles) appuie une iconographie christique et doloriste encore renforcée par la couleur du fond de la chasuble. D’après la symbolique des couleurs justifiée par les liturgistes, le rouge exprime le sang versé, celui du Christ ou des martyrs, la charité et le feu. Cette couleur était associée à certaines célébrations au cours de l’année liturgique. C’est ce que confirment d’ailleurs les textes relatifs à la donation des pièces, assortie de conditions : l’ensemble ne peut être utilisé que quatre fois par an, à Pâques, à la Pentecôte, à la Toussaint et à Noël. A ces fêtes s’ajoutait la Fête-Dieu, célébrée tous les trois ans dans l’église de Notre-Dame. Le rouge peut aussi symboliser la charité et peut être utilisé durant la nuit de Noël. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Histoire de la chasuble : donations, modifications, études  == &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les sources d’archives permettent de retracer l’histoire de l’ornement, les dates et conditions de la donation. Un manuscrit intitulé Memoranda beatae Mariae Namurcensis, daté des XVe et XVIe siècles, conservé aux Archives de l’Etat à Namur  et en partie publié par J. Waele, contient de nombreux actes, testaments et documents intéressants sur la collégiale Notre-Dame de Namur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On y apprend que la chasuble est un don du chanoine Jean de Romont, du chapitre de la collégiale Notre-Dame à Namur au chapitre de cette collégiale . Fils illégitime de Nicolle de Romont, prêtre, légitimé par Charles Quint, il fait des études à l’université de Louvain et une belle carrière à Namur : conseiller provincial à Namur en 1508, échevin du Magistrat en 1511 et Greffier du Souverain baillage. C’était donc un personnage important, un bienfaiteur de la collégiale à laquelle il offre de nombreux objets destinés au culte ainsi que sa bibliothèque. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La chasuble figure dans un acte daté du 13 mars 1505. Conscient de la valeur de la pièce, il assortit son don de conditions sévères : la chasuble ne pouvait être utilisée que quatre fois par an, à Pâques, à la Pentecôte, à la Toussaint et à Noël. À ces fêtes s’ajoutait la Fête-Dieu, célébrée tous les trois ans dans l’église de Notre-Dame. Si un personnage très important assistait à la messe en la collégiale, le prêtre pouvait aussi s’en revêtir pour officier. Mais il lui était interdit de la garder pour une procession extérieure. Il était absolument défendu de la prêter, la mettre en gage, l’échanger ou l’aliéner de quelque façon que ce soit. En cas de non-respect de ces clauses, les ornements devaient passer aux Croisiers de Namur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les 2 juin 1518, le chanoine Jehan de Quercu (du Chêne), dit Pérart, offre une dalmatique et une tunique à la collégiale, dont le décor est quasiment identique à la chasuble de Jean de Romont, et dont le prix s’élève à 375 florins.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La chasuble a subi des transformations dans sa forme. Réalisée en 1500, elle a été rétrécie et raccourcie. Dès le XVIe siècle, les chasubles qui jusque-là tombaient sur les épaules jusqu’à la moitié de l’avant-bras sont amputées d’une partie des épaules pour permettre au célébrant de lever les bras aisément lors de l’élévation, ce que ne permettait pas le poids sans cesse plus important de la chasuble. Celle-ci est légère mais elle a été rétrécie et échancrée au niveau de la poitrine pour faciliter les mouvements du prêtre. Le résultat n’est pas très heureux et la chasuble ne tombe plus vraiment bien à l’avant. Elle a aussi subi de nombreuses réparations, ravaudages et rapiéçages. Les pièces brodées sur les orfrois sont usées à certains endroits. Sa doublure est moderne, en lin écru, et on y a gardé ce qui devait constituer un morceau de la doublure d’origine, un tissu noir brodé en fils dorés du nom du donateur et de la date. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La chasuble a subi une autre transformation importante. Les bandes d’orfrois, les médaillons ornés du Tétramorphe étaient décorés de perles. Elles ont été enlevées et remplacées par des paillettes dorées à une date indéterminée et pour une raison inconnue. Il reste des traces à l’emplacement des perles car les paillettes ont elles aussi disparu.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La collégiale Notre-Dame est démolie en 1803 et en 1828 le dernier doyen fait don des ornements à l’église Saint-Nicolas, qui en reste le propriétaire. Ils sont actuellement en dépôt à Namur dans le Trésor de la cathédrale Saint-Aubain, au Musée diocésain.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La chasuble figure dans l’ouvrage de Louis de Farcy, La broderie du XIe siècle jusqu’à nos jours, publié en 1890 . Elle a été exposée lors de l’Exposition rétrospective d’art industriel de 1888 à Bruxelles. C’est peut-être à cette occasion qu’a été réalisée la phototypie. Peu de textiles ecclésiastiques ont bénéficié de ce traitement. Elle a été exposée à plusieurs reprises depuis lors. En 2001-2002, une grande exposition organisée aux TreM.a intitulée L’art en Namurois. La sculpture 1400-1550 présentait quelques rares ornements liturgiques, dont cette chasuble . &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Bibliographie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A.É.N., Archives ecclésiastiques, no  630, Memoranda beatae Mariae Namurcensi.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
COURTOY F., « Anciens ornements sacerdotaux de la province de Namur. Église de Saint-Nicolas à Namur », ASAN, XXIV, 1900, p. 277.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
DE FARCY Louis , La broderie du XIe siècle jusqu’à nos jours d’après des spécimens authentiques et les anciens inventaires, Angers, Belhomme, 1890, [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k9752784m.texteImage], consulté le 14 novembre 2019.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
ROBINET C., Les peintures à l’aiguille, Namur, Société archéologique de Namur/Province de Namur, 2007 (Guide du visiteur du TreM.a  Namur, n°7).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
TOUSSAINT Jacques (dir.), Art en Namurois. La sculpture 1400-1550, Catalogue d’exposition, Namur, Musée des Arts anciens du Namurois et Musée diocésain, 14 décembre 2001-31 mars 2002, Namur, Société archéologique de Namur/Service de la Culture de la Province de Namur, 2001.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
WAELE J., « Notes sur le trésor de l’église collégiale de Notre-Dame à Namur », dans  Le Beffroi, t.III, livraison 1, 1866.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>CHeering</name></author>	</entry>

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&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>CHeering</name></author>	</entry>

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&lt;div&gt;&lt;/div&gt;</summary>
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		<title>Chasuble de Jean de Romont</title>
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		<summary type="html">&lt;p&gt;CHeering: &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;br /&gt;
Cliché IRPA : no 10037009&lt;br /&gt;
Provenance : Ancienne Collégiale Notre-Dame, Namur.&lt;br /&gt;
Propriétaire : Namur. Église paroissiale Saint-Nicolas, depuis 1828.&lt;br /&gt;
Conservation : en dépôt au Musée diocésain et Trésor de la Cathédrale, Namur&lt;br /&gt;
Datation : 1500 (ca)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La chasuble de Jean de Romont fait partie d’un ensemble de trois pièces très bien documentée par archives, composé d’une chasuble et de deux dalmatiques assorties (nos 10037010 – 10037011). La chasuble présente un décor brodé inhabituel : sur un fond de soie rouge vif, certainement d’origine, sont brodés en en fil de soie et d’or les lettres gothiques du monogramme du Christ, alternant avec un semis de fleurettes et d’entrelacs. Les orfrois, exceptionnellement étroits, sont formés de fines bandes d’or nué dont la croix dorsale présente en son centre une crucifixion tandis que les extrémités des branches se composent d’un médaillon orné du Tétramorphe.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Matériaux et techniques de mise en œuvre ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce qui fait la qualité de cet ensemble, c’est d’abord la richesse des matières employées : sur un fond de soie, la broderie de fils d’or et de soie colorée se décline en guipure*, couchure* et or nué. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les orfrois de la chasuble étaient à l’origine parsemés de petites perles disposées à intervalles réguliers mais assez proches − tous les 1,5 à 2 cm − le long des bords et sur les rinceaux enlacés. On ne connaît pas la taille des perles mais elles devaient encore rehausser considérablement l’éclat de la chasuble. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La colonne présente un décor floral brodé d’or et parsemés de soies, alternant des couchures et des guipures, aux points travaillés dans des sens différents, sur un fond d’or nué. Quelques rares paillettes subsistent et on y observe les traces de celles qui doivent manquer.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’encolure de la chasuble est réalisée dans la même broderie de fil d’or que la colonne et la croix. La doublure est en lin écru mais n’est pas d’origine. On y a cependant recousu l’étiquette qui attestait l’origine de la chasuble, don du chanoine de Romont et la date de sa fabrication : 1500.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Un décor brodé à l’effigie du Christ ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le fond en soie rouge uni, sans doute d’origine, a probablement été remanié. Il est brodé des lettres IHS, ou monogramme du Christ (composé des trois premières lettres du nom de Jésus en grec), en soie blanche et fils d’or semés en quinconce sur sept rangs sur l’ensemble du fond, à intervalles réguliers. Entre les monogrammes brodés qui s’étendent sur une surface de 10 X 12 cm environ, un fin semis de fleurettes, pensées et marguerites de soie colorée, avec feuillages prolongés de tiges enroulées, décore les espaces laissés libres. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La colonne et la croix des orfrois de la chasuble sont d’une étroitesse inhabituelle (5 cm de large) qui s’écarte de la typologie habituelle de l’époque composée d’orfrois plus larges (rarement inférieurs à 15 cm) faisant la part belle aux scènes historiées ou aux figures de saints situés dans des niches architecturées. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La colonne présente un décor floral d’une grande simplicité : des marguerites et des pensées alternent dans entrecroisement de rinceaux brodés d’or et parsemés de soies. La croix qui orne le dos de la chasuble présente de la même manière une broderie de fils d’or, avec un double ruban entrecroisé. Aux extrémités de chaque bras de la croix, se trouvent des médaillons de 6 cm de diamètre illustrés du Tétramorphe*, les symboles des quatre évangélistes. Chacun porte un phylactère* à son nom : S. Johannes, S. Marcus, S. Matheus, S. Lucas. En son centre, la croix du dos de la chasuble sert de support à la figure du Christ en croix, directement cloué sur la croix de la chasuble. La tête penchée sur l’épaule, le Christ de souffrance présente les yeux fermés, il est couronné d’épines et nimbé d’un disque crucifère, blanc et or, aux rayons rouges. Le nimbe est surmonté du titre INRI. Il porte un fin perizonium* brodé en soie bleue très claire, souligné de cordons dorés, volant au vent et dépassant du périmètre de l’orfroi. Il n’y a pas de décor et on ne trouve pas la Vierge et Saint Jean, comme c’est habituellement le cas dans les crucifixions.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce type de périzonium flottant était répandu à la fin du XVe et au début du XVIe siècle dans la peinture des Primitifs Flamands, avec des variantes : tantôt un des pans seulement est représenté dans le vent, tantôt les deux. Ici les deux pans volent vers le haut de chaque côté du corps du Christ. D’autres représentations le font tomber vers le bas. Plusieurs tableaux de Robert Campin, Adrian Isenbrant (n°50006561), Rogier van der Weyden (n°50006561, 40004475, 40004542, 40004594, 40004735, 40004604) et Joos Van Cleve représentant une Crucifixion arborent ce type de périzonium dont les modèles en circulation ont pu inspirer le brodeur. Il se retrouve notamment sur un chaperon de chape conservé au TreM.a à Namur daté du début du XVIe siècle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Louis de Farcy propose d’autres ornements semblables datés de la même période et dont l’iconographie se rapproche de celle de l’ensemble : un monogramme sur un orfroi dont la provenance n’est pas citée et un Christ en croix sur une chasuble de Londerzeel, datée du premier quart du XVIe siècle . Cependant, la crucifixion qui y est représentée n’a pas la simplicité dépouillée de celle du chanoine de Romont et le chaperon conservé au TreM.a nous paraît beaucoup plus proche.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’association du monogramme IHS, du Christ en croix et des évangélistes (diffusant le message du Sauveur par les Évangiles) appuie une iconographie christique et doloriste encore renforcée par la couleur du fond de la chasuble. D’après la symbolique des couleurs justifiée par les liturgistes, le rouge exprime le sang versé, celui du Christ ou des martyrs, la charité et le feu. Cette couleur était associée à certaines célébrations au cours de l’année liturgique. C’est ce que confirment d’ailleurs les textes relatifs à la donation des pièces, assortie de conditions : l’ensemble ne peut être utilisé que quatre fois par an, à Pâques, à la Pentecôte, à la Toussaint et à Noël. A ces fêtes s’ajoutait la Fête-Dieu, célébrée tous les trois ans dans l’église de Notre-Dame. Le rouge peut aussi symboliser la charité et peut être utilisé durant la nuit de Noël. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Histoire de la chasuble : donations, modifications, études  == &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les sources d’archives permettent de retracer l’histoire de l’ornement, les dates et conditions de la donation. Un manuscrit intitulé Memoranda beatae Mariae Namurcensis, daté des XVe et XVIe siècles, conservé aux Archives de l’Etat à Namur  et en partie publié par J. Waele, contient de nombreux actes, testaments et documents intéressants sur la collégiale Notre-Dame de Namur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On y apprend que la chasuble est un don du chanoine Jean de Romont, du chapitre de la collégiale Notre-Dame à Namur au chapitre de cette collégiale . Fils illégitime de Nicolle de Romont, prêtre, légitimé par Charles Quint, il fait des études à l’université de Louvain et une belle carrière à Namur : conseiller provincial à Namur en 1508, échevin du Magistrat en 1511 et Greffier du Souverain baillage. C’était donc un personnage important, un bienfaiteur de la collégiale à laquelle il offre de nombreux objets destinés au culte ainsi que sa bibliothèque. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La chasuble figure dans un acte daté du 13 mars 1505. Conscient de la valeur de la pièce, il assortit son don de conditions sévères : la chasuble ne pouvait être utilisée que quatre fois par an, à Pâques, à la Pentecôte, à la Toussaint et à Noël. À ces fêtes s’ajoutait la Fête-Dieu, célébrée tous les trois ans dans l’église de Notre-Dame. Si un personnage très important assistait à la messe en la collégiale, le prêtre pouvait aussi s’en revêtir pour officier. Mais il lui était interdit de la garder pour une procession extérieure. Il était absolument défendu de la prêter, la mettre en gage, l’échanger ou l’aliéner de quelque façon que ce soit. En cas de non-respect de ces clauses, les ornements devaient passer aux Croisiers de Namur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les 2 juin 1518, le chanoine Jehan de Quercu (du Chêne), dit Pérart, offre une dalmatique et une tunique à la collégiale, dont le décor est quasiment identique à la chasuble de Jean de Romont, et dont le prix s’élève à 375 florins.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La chasuble a subi des transformations dans sa forme. Réalisée en 1500, elle a été rétrécie et raccourcie. Dès le XVIe siècle, les chasubles qui jusque-là tombaient sur les épaules jusqu’à la moitié de l’avant-bras sont amputées d’une partie des épaules pour permettre au célébrant de lever les bras aisément lors de l’élévation, ce que ne permettait pas le poids sans cesse plus important de la chasuble. Celle-ci est légère mais elle a été rétrécie et échancrée au niveau de la poitrine pour faciliter les mouvements du prêtre. Le résultat n’est pas très heureux et la chasuble ne tombe plus vraiment bien à l’avant. Elle a aussi subi de nombreuses réparations, ravaudages et rapiéçages. Les pièces brodées sur les orfrois sont usées à certains endroits. Sa doublure est moderne, en lin écru, et on y a gardé ce qui devait constituer un morceau de la doublure d’origine, un tissu noir brodé en fils dorés du nom du donateur et de la date. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La chasuble a subi une autre transformation importante. Les bandes d’orfrois, les médaillons ornés du Tétramorphe étaient décorés de perles. Elles ont été enlevées et remplacées par des paillettes dorées à une date indéterminée et pour une raison inconnue. Il reste des traces à l’emplacement des perles car les paillettes ont elles aussi disparu.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La collégiale Notre-Dame est démolie en 1803 et en 1828 le dernier doyen fait don des ornements à l’église Saint-Nicolas, qui en reste le propriétaire. Ils sont actuellement en dépôt à Namur dans le Trésor de la cathédrale Saint-Aubain, au Musée diocésain.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La chasuble figure dans l’ouvrage de Louis de Farcy, La broderie du XIe siècle jusqu’à nos jours, publié en 1890 . Elle a été exposée lors de l’Exposition rétrospective d’art industriel de 1888 à Bruxelles. C’est peut-être à cette occasion qu’a été réalisée la phototypie. Peu de textiles ecclésiastiques ont bénéficié de ce traitement. Elle a été exposée à plusieurs reprises depuis lors. En 2001-2002, une grande exposition organisée aux TreM.a intitulée L’art en Namurois. La sculpture 1400-1550 présentait quelques rares ornements liturgiques, dont cette chasuble . &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Bibliographie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A.É.N., Archives ecclésiastiques, no  630, Memoranda beatae Mariae Namurcensi.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
COURTOY F., « Anciens ornements sacerdotaux de la province de Namur. Église de Saint-Nicolas à Namur », ASAN, XXIV, 1900, p. 277.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
DE FARCY Louis , La broderie du XIe siècle jusqu’à nos jours d’après des spécimens authentiques et les anciens inventaires, Angers, Belhomme, 1890, [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k9752784m.texteImage], consulté le 14 novembre 2019.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
ROBINET C., Les peintures à l’aiguille, Namur, Société archéologique de Namur/Province de Namur, 2007 (Guide du visiteur du TreM.a  Namur, n°7).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
TOUSSAINT Jacques (dir.), Art en Namurois. La sculpture 1400-1550, Catalogue d’exposition, Namur, Musée des Arts anciens du Namurois et Musée diocésain, 14 décembre 2001-31 mars 2002, Namur, Société archéologique de Namur/Service de la Culture de la Province de Namur, 2001.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
WAELE J., « Notes sur le trésor de l’église collégiale de Notre-Dame à Namur », dans  Le Beffroi, t.III, livraison 1, 1866.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>CHeering</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>http://ornasacra.kikirpa.be/index.php?title=Chasuble_de_Jean_de_Romont&amp;diff=858</id>
		<title>Chasuble de Jean de Romont</title>
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				<updated>2019-11-26T22:03:28Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;CHeering: &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;br /&gt;
Cliché IRPA : no 10037009&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Provenance : Ancienne Collégiale Notre-Dame, Namur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Propriétaire : Namur. Église paroissiale Saint-Nicolas, depuis 1828.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Conservation : en dépôt au Musée diocésain et Trésor de la Cathédrale, Namur&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Datation : 1500 (ca)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La chasuble de Jean de Romont fait partie d’un ensemble de trois pièces très bien documentée par archives, composé d’une chasuble et de deux dalmatiques assorties (nos 10037010 – 10037011). La chasuble présente un décor brodé inhabituel : sur un fond de soie rouge vif, certainement d’origine, sont brodés en en fil de soie et d’or les lettres gothiques du monogramme du Christ, alternant avec un semis de fleurettes et d’entrelacs. Les orfrois, exceptionnellement étroits, sont formés de fines bandes d’or nué dont la croix dorsale présente en son centre une crucifixion tandis que les extrémités des branches se composent d’un médaillon orné du Tétramorphe.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Matériaux et techniques de mise en œuvre ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce qui fait la qualité de cet ensemble, c’est d’abord la richesse des matières employées : sur un fond de soie, la broderie de fils d’or et de soie colorée se décline en guipure*, couchure* et or nué. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les orfrois de la chasuble étaient à l’origine parsemés de petites perles disposées à intervalles réguliers mais assez proches − tous les 1,5 à 2 cm − le long des bords et sur les rinceaux enlacés. On ne connaît pas la taille des perles mais elles devaient encore rehausser considérablement l’éclat de la chasuble. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La colonne présente un décor floral brodé d’or et parsemés de soies, alternant des couchures et des guipures, aux points travaillés dans des sens différents, sur un fond d’or nué. Quelques rares paillettes subsistent et on y observe les traces de celles qui doivent manquer.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’encolure de la chasuble est réalisée dans la même broderie de fil d’or que la colonne et la croix. La doublure est en lin écru mais n’est pas d’origine. On y a cependant recousu l’étiquette qui attestait l’origine de la chasuble, don du chanoine de Romont et la date de sa fabrication : 1500.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Un décor brodé à l’effigie du Christ ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le fond en soie rouge uni, sans doute d’origine, a probablement été remanié. Il est brodé des lettres IHS, ou monogramme du Christ (composé des trois premières lettres du nom de Jésus en grec), en soie blanche et fils d’or semés en quinconce sur sept rangs sur l’ensemble du fond, à intervalles réguliers. Entre les monogrammes brodés qui s’étendent sur une surface de 10 X 12 cm environ, un fin semis de fleurettes, pensées et marguerites de soie colorée, avec feuillages prolongés de tiges enroulées, décore les espaces laissés libres. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La colonne et la croix des orfrois de la chasuble sont d’une étroitesse inhabituelle (5 cm de large) qui s’écarte de la typologie habituelle de l’époque composée d’orfrois plus larges (rarement inférieurs à 15 cm) faisant la part belle aux scènes historiées ou aux figures de saints situés dans des niches architecturées. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La colonne présente un décor floral d’une grande simplicité : des marguerites et des pensées alternent dans entrecroisement de rinceaux brodés d’or et parsemés de soies. La croix qui orne le dos de la chasuble présente de la même manière une broderie de fils d’or, avec un double ruban entrecroisé. Aux extrémités de chaque bras de la croix, se trouvent des médaillons de 6 cm de diamètre illustrés du Tétramorphe*, les symboles des quatre évangélistes. Chacun porte un phylactère* à son nom : S. Johannes, S. Marcus, S. Matheus, S. Lucas. En son centre, la croix du dos de la chasuble sert de support à la figure du Christ en croix, directement cloué sur la croix de la chasuble. La tête penchée sur l’épaule, le Christ de souffrance présente les yeux fermés, il est couronné d’épines et nimbé d’un disque crucifère, blanc et or, aux rayons rouges. Le nimbe est surmonté du titre INRI. Il porte un fin perizonium* brodé en soie bleue très claire, souligné de cordons dorés, volant au vent et dépassant du périmètre de l’orfroi. Il n’y a pas de décor et on ne trouve pas la Vierge et Saint Jean, comme c’est habituellement le cas dans les crucifixions.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce type de périzonium flottant était répandu à la fin du XVe et au début du XVIe siècle dans la peinture des Primitifs Flamands, avec des variantes : tantôt un des pans seulement est représenté dans le vent, tantôt les deux. Ici les deux pans volent vers le haut de chaque côté du corps du Christ. D’autres représentations le font tomber vers le bas. Plusieurs tableaux de Robert Campin, Adrian Isenbrant (n°50006561), Rogier van der Weyden (n°50006561, 40004475, 40004542, 40004594, 40004735, 40004604) et Joos Van Cleve représentant une Crucifixion arborent ce type de périzonium dont les modèles en circulation ont pu inspirer le brodeur. Il se retrouve notamment sur un chaperon de chape conservé au TreM.a à Namur daté du début du XVIe siècle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Louis de Farcy propose d’autres ornements semblables datés de la même période et dont l’iconographie se rapproche de celle de l’ensemble : un monogramme sur un orfroi dont la provenance n’est pas citée et un Christ en croix sur une chasuble de Londerzeel, datée du premier quart du XVIe siècle . Cependant, la crucifixion qui y est représentée n’a pas la simplicité dépouillée de celle du chanoine de Romont et le chaperon conservé au TreM.a nous paraît beaucoup plus proche.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’association du monogramme IHS, du Christ en croix et des évangélistes (diffusant le message du Sauveur par les Évangiles) appuie une iconographie christique et doloriste encore renforcée par la couleur du fond de la chasuble. D’après la symbolique des couleurs justifiée par les liturgistes, le rouge exprime le sang versé, celui du Christ ou des martyrs, la charité et le feu. Cette couleur était associée à certaines célébrations au cours de l’année liturgique. C’est ce que confirment d’ailleurs les textes relatifs à la donation des pièces, assortie de conditions : l’ensemble ne peut être utilisé que quatre fois par an, à Pâques, à la Pentecôte, à la Toussaint et à Noël. A ces fêtes s’ajoutait la Fête-Dieu, célébrée tous les trois ans dans l’église de Notre-Dame. Le rouge peut aussi symboliser la charité et peut être utilisé durant la nuit de Noël. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Histoire de la chasuble : donations, modifications, études  == &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les sources d’archives permettent de retracer l’histoire de l’ornement, les dates et conditions de la donation. Un manuscrit intitulé Memoranda beatae Mariae Namurcensis, daté des XVe et XVIe siècles, conservé aux Archives de l’Etat à Namur  et en partie publié par J. Waele, contient de nombreux actes, testaments et documents intéressants sur la collégiale Notre-Dame de Namur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On y apprend que la chasuble est un don du chanoine Jean de Romont, du chapitre de la collégiale Notre-Dame à Namur au chapitre de cette collégiale . Fils illégitime de Nicolle de Romont, prêtre, légitimé par Charles Quint, il fait des études à l’université de Louvain et une belle carrière à Namur : conseiller provincial à Namur en 1508, échevin du Magistrat en 1511 et Greffier du Souverain baillage. C’était donc un personnage important, un bienfaiteur de la collégiale à laquelle il offre de nombreux objets destinés au culte ainsi que sa bibliothèque. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La chasuble figure dans un acte daté du 13 mars 1505. Conscient de la valeur de la pièce, il assortit son don de conditions sévères : la chasuble ne pouvait être utilisée que quatre fois par an, à Pâques, à la Pentecôte, à la Toussaint et à Noël. À ces fêtes s’ajoutait la Fête-Dieu, célébrée tous les trois ans dans l’église de Notre-Dame. Si un personnage très important assistait à la messe en la collégiale, le prêtre pouvait aussi s’en revêtir pour officier. Mais il lui était interdit de la garder pour une procession extérieure. Il était absolument défendu de la prêter, la mettre en gage, l’échanger ou l’aliéner de quelque façon que ce soit. En cas de non-respect de ces clauses, les ornements devaient passer aux Croisiers de Namur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les 2 juin 1518, le chanoine Jehan de Quercu (du Chêne), dit Pérart, offre une dalmatique et une tunique à la collégiale, dont le décor est quasiment identique à la chasuble de Jean de Romont, et dont le prix s’élève à 375 florins.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La chasuble a subi des transformations dans sa forme. Réalisée en 1500, elle a été rétrécie et raccourcie. Dès le XVIe siècle, les chasubles qui jusque-là tombaient sur les épaules jusqu’à la moitié de l’avant-bras sont amputées d’une partie des épaules pour permettre au célébrant de lever les bras aisément lors de l’élévation, ce que ne permettait pas le poids sans cesse plus important de la chasuble. Celle-ci est légère mais elle a été rétrécie et échancrée au niveau de la poitrine pour faciliter les mouvements du prêtre. Le résultat n’est pas très heureux et la chasuble ne tombe plus vraiment bien à l’avant. Elle a aussi subi de nombreuses réparations, ravaudages et rapiéçages. Les pièces brodées sur les orfrois sont usées à certains endroits. Sa doublure est moderne, en lin écru, et on y a gardé ce qui devait constituer un morceau de la doublure d’origine, un tissu noir brodé en fils dorés du nom du donateur et de la date. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La chasuble a subi une autre transformation importante. Les bandes d’orfrois, les médaillons ornés du Tétramorphe étaient décorés de perles. Elles ont été enlevées et remplacées par des paillettes dorées à une date indéterminée et pour une raison inconnue. Il reste des traces à l’emplacement des perles car les paillettes ont elles aussi disparu.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La collégiale Notre-Dame est démolie en 1803 et en 1828 le dernier doyen fait don des ornements à l’église Saint-Nicolas, qui en reste le propriétaire. Ils sont actuellement en dépôt à Namur dans le Trésor de la cathédrale Saint-Aubain, au Musée diocésain.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La chasuble figure dans l’ouvrage de Louis de Farcy, La broderie du XIe siècle jusqu’à nos jours, publié en 1890 . Elle a été exposée lors de l’Exposition rétrospective d’art industriel de 1888 à Bruxelles. C’est peut-être à cette occasion qu’a été réalisée la phototypie. Peu de textiles ecclésiastiques ont bénéficié de ce traitement. Elle a été exposée à plusieurs reprises depuis lors. En 2001-2002, une grande exposition organisée aux TreM.a intitulée L’art en Namurois. La sculpture 1400-1550 présentait quelques rares ornements liturgiques, dont cette chasuble . &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Bibliographie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A.É.N., Archives ecclésiastiques, no  630, Memoranda beatae Mariae Namurcensi.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
COURTOY F., « Anciens ornements sacerdotaux de la province de Namur. Église de Saint-Nicolas à Namur », ASAN, XXIV, 1900, p. 277.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
DE FARCY Louis , La broderie du XIe siècle jusqu’à nos jours d’après des spécimens authentiques et les anciens inventaires, Angers, Belhomme, 1890, [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k9752784m.texteImage], consulté le 14 novembre 2019.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
ROBINET C., Les peintures à l’aiguille, Namur, Société archéologique de Namur/Province de Namur, 2007 (Guide du visiteur du TreM.a  Namur, n°7).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
TOUSSAINT Jacques (dir.), Art en Namurois. La sculpture 1400-1550, Catalogue d’exposition, Namur, Musée des Arts anciens du Namurois et Musée diocésain, 14 décembre 2001-31 mars 2002, Namur, Société archéologique de Namur/Service de la Culture de la Province de Namur, 2001.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
WAELE J., « Notes sur le trésor de l’église collégiale de Notre-Dame à Namur », dans  Le Beffroi, t.III, livraison 1, 1866.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>CHeering</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>http://ornasacra.kikirpa.be/index.php?title=Chasuble_de_Jean_de_Romont&amp;diff=857</id>
		<title>Chasuble de Jean de Romont</title>
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				<updated>2019-11-26T22:01:03Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;CHeering: Created page with &amp;quot; Cliché IRPA : no 10037009 Provenance : Ancienne Collégiale Notre-Dame, Namur. Propriétaire : Namur. Église paroissiale Saint-Nicolas, depuis 1828 . Conservation : en dép...&amp;quot;&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;br /&gt;
Cliché IRPA : no 10037009&lt;br /&gt;
Provenance : Ancienne Collégiale Notre-Dame, Namur.&lt;br /&gt;
Propriétaire : Namur. Église paroissiale Saint-Nicolas, depuis 1828 .&lt;br /&gt;
Conservation : en dépôt au Musée diocésain et Trésor de la Cathédrale, Namur&lt;br /&gt;
Datation : 1500 (ca)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La chasuble de Jean de Romont fait partie d’un ensemble de trois pièces très bien documentée par archives, composé d’une chasuble et de deux dalmatiques assorties (nos 10037010 – 10037011). La chasuble présente un décor brodé inhabituel : sur un fond de soie rouge vif, certainement d’origine, sont brodés en en fil de soie et d’or les lettres gothiques du monogramme du Christ, alternant avec un semis de fleurettes et d’entrelacs. Les orfrois, exceptionnellement étroits, sont formés de fines bandes d’or nué dont la croix dorsale présente en son centre une crucifixion tandis que les extrémités des branches se composent d’un médaillon orné du Tétramorphe.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Matériaux et techniques de mise en œuvre ==&lt;br /&gt;
Ce qui fait la qualité de cet ensemble, c’est d’abord la richesse des matières employées : sur un fond de soie, la broderie de fils d’or et de soie colorée se décline en guipure*, couchure* et or nué. &lt;br /&gt;
Les orfrois de la chasuble étaient à l’origine parsemés de petites perles disposées à intervalles réguliers mais assez proches − tous les 1,5 à 2 cm − le long des bords et sur les rinceaux enlacés. On ne connaît pas la taille des perles mais elles devaient encore rehausser considérablement l’éclat de la chasuble. &lt;br /&gt;
La colonne présente un décor floral brodé d’or et parsemés de soies, alternant des couchures et des guipures, aux points travaillés dans des sens différents, sur un fond d’or nué. Quelques rares paillettes subsistent et on y observe les traces de celles qui doivent manquer.&lt;br /&gt;
L’encolure de la chasuble est réalisée dans la même broderie de fil d’or que la colonne et la croix. La doublure est en lin écru mais n’est pas d’origine. On y a cependant recousu l’étiquette qui attestait l’origine de la chasuble, don du chanoine de Romont et la date de sa fabrication : 1500.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Un décor brodé à l’effigie du Christ ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le fond en soie rouge uni, sans doute d’origine, a probablement été remanié. Il est brodé des lettres IHS, ou monogramme du Christ (composé des trois premières lettres du nom de Jésus en grec), en soie blanche et fils d’or semés en quinconce sur sept rangs sur l’ensemble du fond, à intervalles réguliers. Entre les monogrammes brodés qui s’étendent sur une surface de 10 X 12 cm environ, un fin semis de fleurettes, pensées et marguerites de soie colorée, avec feuillages prolongés de tiges enroulées, décore les espaces laissés libres. &lt;br /&gt;
La colonne et la croix des orfrois de la chasuble sont d’une étroitesse inhabituelle (5 cm de large) qui s’écarte de la typologie habituelle de l’époque composée d’orfrois plus larges (rarement inférieurs à 15 cm) faisant la part belle aux scènes historiées ou aux figures de saints situés dans des niches architecturées. &lt;br /&gt;
La colonne présente un décor floral d’une grande simplicité : des marguerites et des pensées alternent dans entrecroisement de rinceaux brodés d’or et parsemés de soies. La croix qui orne le dos de la chasuble présente de la même manière une broderie de fils d’or, avec un double ruban entrecroisé. Aux extrémités de chaque bras de la croix, se trouvent des médaillons de 6 cm de diamètre illustrés du Tétramorphe*, les symboles des quatre évangélistes. Chacun porte un phylactère* à son nom : S. Johannes, S. Marcus, S. Matheus, S. Lucas. En son centre, la croix du dos de la chasuble sert de support à la figure du Christ en croix, directement cloué sur la croix de la chasuble. La tête penchée sur l’épaule, le Christ de souffrance présente les yeux fermés, il est couronné d’épines et nimbé d’un disque crucifère, blanc et or, aux rayons rouges. Le nimbe est surmonté du titre INRI. Il porte un fin perizonium* brodé en soie bleue très claire, souligné de cordons dorés, volant au vent et dépassant du périmètre de l’orfroi. Il n’y a pas de décor et on ne trouve pas la Vierge et Saint Jean, comme c’est habituellement le cas dans les crucifixions.&lt;br /&gt;
Ce type de périzonium flottant était répandu à la fin du XVe et au début du XVIe siècle dans la peinture des Primitifs Flamands, avec des variantes : tantôt un des pans seulement est représenté dans le vent, tantôt les deux. Ici les deux pans volent vers le haut de chaque côté du corps du Christ. D’autres représentations le font tomber vers le bas. Plusieurs tableaux de Robert Campin, Adrian Isenbrant (n°50006561), Rogier van der Weyden (n°50006561, 40004475, 40004542, 40004594, 40004735, 40004604) et Joos Van Cleve représentant une Crucifixion arborent ce type de périzonium dont les modèles en circulation ont pu inspirer le brodeur. Il se retrouve notamment sur un chaperon de chape conservé au TreM.a à Namur daté du début du XVIe siècle . &lt;br /&gt;
Louis de Farcy propose d’autres ornements semblables datés de la même période et dont l’iconographie se rapproche de celle de l’ensemble : un monogramme sur un orfroi dont la provenance n’est pas citée et un Christ en croix sur une chasuble de Londerzeel, datée du premier quart du XVIe siècle . Cependant, la crucifixion qui y est représentée n’a pas la simplicité dépouillée de celle du chanoine de Romont et le chaperon conservé au TreM.a nous paraît beaucoup plus proche.&lt;br /&gt;
L’association du monogramme IHS, du Christ en croix et des évangélistes (diffusant le message du Sauveur par les Évangiles) appuie une iconographie christique et doloriste encore renforcée par la couleur du fond de la chasuble. D’après la symbolique des couleurs justifiée par les liturgistes, le rouge exprime le sang versé, celui du Christ ou des martyrs, la charité et le feu. Cette couleur était associée à certaines célébrations au cours de l’année liturgique. C’est ce que confirment d’ailleurs les textes relatifs à la donation des pièces, assortie de conditions : l’ensemble ne peut être utilisé que quatre fois par an, à Pâques, à la Pentecôte, à la Toussaint et à Noël. A ces fêtes s’ajoutait la Fête-Dieu, célébrée tous les trois ans dans l’église de Notre-Dame. Le rouge peut aussi symboliser la charité et peut être utilisé durant la nuit de Noël. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Histoire de la chasuble : donations, modifications, études  == &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les sources d’archives permettent de retracer l’histoire de l’ornement, les dates et conditions de la donation. Un manuscrit intitulé Memoranda beatae Mariae Namurcensis, daté des XVe et XVIe siècles, conservé aux Archives de l’Etat à Namur  et en partie publié par J. Waele, contient de nombreux actes, testaments et documents intéressants sur la collégiale Notre-Dame de Namur .&lt;br /&gt;
On y apprend que la chasuble est un don du chanoine Jean de Romont, du chapitre de la collégiale Notre-Dame à Namur au chapitre de cette collégiale . Fils illégitime de Nicolle de Romont, prêtre, légitimé par Charles Quint, il fait des études à l’université de Louvain et une belle carrière à Namur : conseiller provincial à Namur en 1508, échevin du Magistrat en 1511 et Greffier du Souverain baillage. C’était donc un personnage important, un bienfaiteur de la collégiale à laquelle il offre de nombreux objets destinés au culte ainsi que sa bibliothèque. &lt;br /&gt;
La chasuble figure dans un acte daté du 13 mars 1505. Conscient de la valeur de la pièce, il assortit son don de conditions sévères : la chasuble ne pouvait être utilisée que quatre fois par an, à Pâques, à la Pentecôte, à la Toussaint et à Noël. À ces fêtes s’ajoutait la Fête-Dieu, célébrée tous les trois ans dans l’église de Notre-Dame. Si un personnage très important assistait à la messe en la collégiale, le prêtre pouvait aussi s’en revêtir pour officier. Mais il lui était interdit de la garder pour une procession extérieure. Il était absolument défendu de la prêter, la mettre en gage, l’échanger ou l’aliéner de quelque façon que ce soit. En cas de non-respect de ces clauses, les ornements devaient passer aux Croisiers de Namur .&lt;br /&gt;
Les 2 juin 1518, le chanoine Jehan de Quercu (du Chêne), dit Pérart, offre une dalmatique et une tunique à la collégiale, dont le décor est quasiment identique à la chasuble de Jean de Romont, et dont le prix s’élève à 375 florins.&lt;br /&gt;
La chasuble a subi des transformations dans sa forme. Réalisée en 1500, elle a été rétrécie et raccourcie. Dès le XVIe siècle, les chasubles qui jusque-là tombaient sur les épaules jusqu’à la moitié de l’avant-bras sont amputées d’une partie des épaules pour permettre au célébrant de lever les bras aisément lors de l’élévation, ce que ne permettait pas le poids sans cesse plus important de la chasuble. Celle-ci est légère mais elle a été rétrécie et échancrée au niveau de la poitrine pour faciliter les mouvements du prêtre. Le résultat n’est pas très heureux et la chasuble ne tombe plus vraiment bien à l’avant. Elle a aussi subi de nombreuses réparations, ravaudages et rapiéçages. Les pièces brodées sur les orfrois sont usées à certains endroits. Sa doublure est moderne, en lin écru, et on y a gardé ce qui devait constituer un morceau de la doublure d’origine, un tissu noir brodé en fils dorés du nom du donateur et de la date. &lt;br /&gt;
La chasuble a subi une autre transformation importante. Les bandes d’orfrois, les médaillons ornés du Tétramorphe étaient décorés de perles. Elles ont été enlevées et remplacées par des paillettes dorées à une date indéterminée et pour une raison inconnue. Il reste des traces à l’emplacement des perles car les paillettes ont elles aussi disparu.&lt;br /&gt;
La collégiale Notre-Dame est démolie en 1803 et en 1828 le dernier doyen fait don des ornements à l’église Saint-Nicolas, qui en reste le propriétaire. Ils sont actuellement en dépôt à Namur dans le Trésor de la cathédrale Saint-Aubain, au Musée diocésain.&lt;br /&gt;
La chasuble figure dans l’ouvrage de Louis de Farcy, La broderie du XIe siècle jusqu’à nos jours, publié en 1890 . Elle a été exposée lors de l’Exposition rétrospective d’art industriel de 1888 à Bruxelles. C’est peut-être à cette occasion qu’a été réalisée la phototypie. Peu de textiles ecclésiastiques ont bénéficié de ce traitement . Elle a été exposée à plusieurs reprises depuis lors. En 2001-2002, une grande exposition organisée aux TreM.a intitulée L’art en Namurois. La sculpture 1400-1550 présentait quelques rares ornements liturgiques, dont cette chasuble . &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Bibliographie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A.É.N., Archives ecclésiastiques, no  630, Memoranda beatae Mariae Namurcensi.&lt;br /&gt;
COURTOY F., « Anciens ornements sacerdotaux de la province de Namur. Église de Saint-Nicolas à Namur », ASAN, XXIV, 1900, p. 277.&lt;br /&gt;
DE FARCY Louis , La broderie du XIe siècle jusqu’à nos jours d’après des spécimens authentiques et les anciens inventaires, Angers, Belhomme, 1890, [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k9752784m.texteImage], consulté le 14 novembre 2019.&lt;br /&gt;
ROBINET C., Les peintures à l’aiguille, Namur, Société archéologique de Namur/Province de Namur, 2007 (Guide du visiteur du TreM.a  Namur, n°7).&lt;br /&gt;
TOUSSAINT Jacques (dir.), Art en Namurois. La sculpture 1400-1550, Catalogue d’exposition, Namur, Musée des Arts anciens du Namurois et Musée diocésain, 14 décembre 2001-31 mars 2002, Namur, Société archéologique de Namur/Service de la Culture de la Province de Namur, 2001.&lt;br /&gt;
WAELE J., « Notes sur le trésor de l’église collégiale de Notre-Dame à Namur », dans  Le Beffroi, t.III, livraison 1, 1866.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>CHeering</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>http://ornasacra.kikirpa.be/index.php?title=Couleur_liturgique&amp;diff=856</id>
		<title>Couleur liturgique</title>
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				<updated>2019-11-26T11:35:02Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;CHeering: &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;== Une couleur pour chaque fête et chaque temps de l’année ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[File:Sandales Cathedrale Namur.JPG|200px|thumb|left|Sandales liturgiques. Namur, Saint-Aubain.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les vêtements liturgiques se déclinent en différentes couleurs. Chacune de ces couleurs revêt une symbolique propre et correspond à certains temps et à certaines fêtes du cycle liturgique annuel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La règlementation des couleurs se fixe au XIIIe siècle dans les manuels liturgiques. Le canon des couleurs ne sera néanmoins définitif qu’après le concile de Trente (1545-1563). Les normes liturgiques insistent particulièrement sur l’impératif des couleurs. Chaque église doit théoriquement posséder un ensemble d’ornements liturgique pour chaque couleur. Cependant, les adaptations par rapport aux canons rituels officiels de l’Église romaine sont fréquentes, en fonction des moyens à disposition, des usages locaux, etc. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[File:X042843.jpg|200px|thumb|right|Chasuble, XVIIIe s. Tournai, Séminaire.]] &lt;br /&gt;
Le blanc est symbole de joie, de pureté, de vérité absolue et d’innocence. C’est la couleur ordinaire des célébrants. Symbolisant aussi l’immortalité ou la résurrection, le blanc est porté lors du temps pascal (Pâques) et à Noël (Nativité), lors de l’Épiphanie, de la Toussaint, et de la fête du Saint-Sacrement, mais aussi pour les baptêmes et les mariages. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[File:X084842.jpg|200px|thumb|right|Chasuble, XVIIe s. Roesbrugge-Haringe, église Saint-Martin]]&lt;br /&gt;
Le noir est le symbole du combat de l’église contre les ténèbres, du mal, du faux. C’est la couleur du deuil et de la pénitence. Son usage ne se généralise qu’à partir du XVIIe siècle et remplacera au XVIIIe siècle le violet pour les cérémonies mortuaires. Il est aussi utilisé le vendredi saint et le jour des morts. Depuis le concile Vatican II (1962-1965), son usage se raréfie au profit du violet.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[File:X078654.jpg|200px|thumb|right|Chasuble réversible, début du XVIIIe s. Lierre, église Saint-Gommaire.]]&lt;br /&gt;
Le violet revêt le même symbolisme que le noir. Il est utilisé en temps de pénitence, pour l’Avent, pendant le Carême et pour certaines messes votives. Aujourd'hui, il est souvent préféré à la couleur noire lors des funérailles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[File:X042845.jpg|200px|thumb|right|Chasuble, XVIIIe siècle. Tournai, Séminaire.]]&lt;br /&gt;
Le rouge symbolise la passion et représente le sang versé par le Christ. Il est donc utilisé pendant la fête des Martyrs ou pendant la Passion. Symbole du feu, il est aussi porté le jour de  la Pentecôte. Enfin, il symbolise aussi l’amour divin et est porté le Vendredi Saint, lors des feux de la Saint-Jean, lors de la bénédiction du Saint-Sacrement et lors des fêtes de la Croix. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[File:X078656.jpg|200px|thumb|right|Chasuble réversible, début du XVIIIe s. Lierre, église Saint-Gommaire.]]&lt;br /&gt;
Le vert est une couleur neutre, portée lors du temps ordinaire pour la célébration des offices dominicaux. Il est le symbole de la Création et de la nature, de la régénération par les actes, de la charité et de la justice. Il est porté du 3e dimanche de Pentecôte jusqu’à l’Avent. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[File:X042853.jpg|200px|thumb|right|Chasuble, XIXe s. Tournai, Séminaire.]]&lt;br /&gt;
Occasionnellement, d’autres couleurs peuvent se rencontrer. L’or et l’argent, par exemple, peuvent remplacer le rouge et le blanc car ils supposent un haut degré de solennité. Beaucoup de tissus à fleurs ou à rayures se rencontrent également, sans que l’on ne puisse identifier la couleur dominante du tissu, mais rien n’est évoqué à ce sujet dans les manuels. Dans la pratique, la beauté et la richesse des ornements semble plus importante que la lisibilité de la couleur du vêtement avant le XIXe siècle : plus le décor d’une étoffe était précieux moins la couleur avait de l’importance.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>CHeering</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>http://ornasacra.kikirpa.be/index.php?title=Couleur_liturgique&amp;diff=855</id>
		<title>Couleur liturgique</title>
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				<updated>2019-11-26T11:34:25Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;CHeering: Created page with &amp;quot;== Une couleur pour chaque fête et chaque temps de l’année ==  Sandales liturgiques. Namur, Saint-Aubain.  Les vêt...&amp;quot;&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;== Une couleur pour chaque fête et chaque temps de l’année ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[File:Sandales Cathedrale Namur.JPG|200px|thumb|left|Sandales liturgiques. Namur, Saint-Aubain.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les vêtements liturgiques se déclinent en différentes couleurs. Chacune de ces couleurs revêt une symbolique propre et correspond à certains temps et à certaines fêtes du cycle liturgique annuel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La règlementation des couleurs se fixe au XIIIe siècle dans les manuels liturgiques. Le canon des couleurs ne sera néanmoins définitif qu’après le concile de Trente (1545-1563). Les normes liturgiques insistent particulièrement sur l’impératif des couleurs. Chaque église doit théoriquement posséder un ensemble d’ornements liturgique pour chaque couleur. Cependant, les adaptations par rapport aux canons rituels officiels de l’Église romaine sont fréquentes, en fonction des moyens à disposition, des usages locaux, etc. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[File:X042843.jpg|200px|thumb|right|Chasuble, XVIIIe s. Tournai, Séminaire.]] &lt;br /&gt;
Le blanc est symbole de joie, de pureté, de vérité absolue et d’innocence. C’est la couleur ordinaire des célébrants. Symbolisant aussi l’immortalité ou la résurrection, le blanc est porté lors du temps pascal (Pâques) et à Noël (Nativité), lors de l’Épiphanie, de la Toussaint, et de la fête du Saint-Sacrement, mais aussi pour les baptêmes et les mariages. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[File:X084842.jpg|200px|thumb|right|Chasuble, XVIIe s. Roesbrugge-Haringe, église Saint-Martin]]&lt;br /&gt;
Le noir est le symbole du combat de l’église contre les ténèbres, du mal, du faux. C’est la couleur du deuil et de la pénitence. Son usage ne se généralise qu’à partir du XVIIe siècle et remplacera au XVIIIe siècle le violet pour les cérémonies mortuaires. Il est aussi utilisé le vendredi saint et le jour des morts. Depuis le concile Vatican II (1962-1965), son usage se raréfie au profit du violet.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[File:X078654.jpg|200px|thumb|right|Chasuble réversible, début du XVIIIe s. Lierre, église Saint-Gommaire.]]&lt;br /&gt;
 Le violet revêt le même symbolisme que le noir. Il est utilisé en temps de pénitence, pour l’Avent, pendant le Carême et pour certaines messes votives. Aujourd'hui, il est souvent préféré à la couleur noire lors des funérailles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[File:X042845.jpg|200px|thumb|right|Chasuble, XVIIIe siècle. Tournai, Séminaire.]]&lt;br /&gt;
Le rouge symbolise la passion et représente le sang versé par le Christ. Il est donc utilisé pendant la fête des Martyrs ou pendant la Passion. Symbole du feu, il est aussi porté le jour de  la Pentecôte. Enfin, il symbolise aussi l’amour divin et est porté le Vendredi Saint, lors des feux de la Saint-Jean, lors de la bénédiction du Saint-Sacrement et lors des fêtes de la Croix. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[File:X078656.jpg|200px|thumb|right|Chasuble réversible, début du XVIIIe s. Lierre, église Saint-Gommaire.]]&lt;br /&gt;
Le vert est une couleur neutre, portée lors du temps ordinaire pour la célébration des offices dominicaux. Il est le symbole de la Création et de la nature, de la régénération par les actes, de la charité et de la justice. Il est porté du 3e dimanche de Pentecôte jusqu’à l’Avent. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[File:X042853.jpg|200px|thumb|right|Chasuble, XIXe s. Tournai, Séminaire.]]&lt;br /&gt;
Occasionnellement, d’autres couleurs peuvent se rencontrer. L’or et l’argent, par exemple, peuvent remplacer le rouge et le blanc car ils supposent un haut degré de solennité. Beaucoup de tissus à fleurs ou à rayures se rencontrent également, sans que l’on ne puisse identifier la couleur dominante du tissu, mais rien n’est évoqué à ce sujet dans les manuels. Dans la pratique, la beauté et la richesse des ornements semble plus importante que la lisibilité de la couleur du vêtement avant le XIXe siècle : plus le décor d’une étoffe était précieux moins la couleur avait de l’importance.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>CHeering</name></author>	</entry>

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&lt;hr /&gt;
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		<title>File:Sandales Cathedrale Namur.JPG</title>
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		<title>Dalmatique</title>
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&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[File:Kn004946.jpg|200px|thumb|right|Dalmatique, XVe s. Maaseik, église Sainte-Catherine.]]&lt;br /&gt;
[[File:X057289.jpg|200px|thumb|left|Dalmatique, XVIIIe s. Bruxelles, église Sainte-Catherine.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La dalmatique est un costume porté par le diacre lors des messes et certaines autres cérémonies solennelles. Elle adopte la forme d’une robe courte pourvue de manches et fendue sur les côtés. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Une tunique en forme de tau ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À l’origine vêtement laïc venu de Dalmatie, la dalmatique est utilisée au IIIe siècle par le pape et les diacres romains. Elle descend alors jusqu’aux pieds et possède d’amples manches. Deux bandes pourpres, appelées orfrois ou clavi, descendent de part et d’autre du cou.&lt;br /&gt;
Au XIIIe siècle, sa forme évolue pour ressembler à celle qu’on lui connait aujourd’hui : raccourcie au niveau des manches et en longueur, elle arrive aux genoux et adopte la forme d’un T. Elle se porte sur les autres vêtements (amict, aube et cordon). Au XVIIe siècle, elle est complètement fendue sur les côtés, laissant les pans avant et arrière libres et flottants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Un costume distinguant le diacre ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[File:X003033.jpg|400px|thumb|left|Maitre du retable Bartholomée, La messe de saint Grégoire, vers 1500. Anvers, Maagdenhuismuseum.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La dalmatique est l’attribut du diacre. Le diacre est un ministre sacré servant l’évêque ou le prêtre lors des grandes cérémonies, comme les messes solennelles mais aussi les processions et la bénédiction du Saint-Sacrement. Le diacre n’a pas reçu l’ordre de la prêtrise, il n’occupe donc pas le même rang que le prêtre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les diacres sont souvent deux pour assister le célébrant et parfois il est accompagné d’un sous-diacre. Ce dernier porte la tunique, sorte de dalmatique plus étroite et moins ornée. La dalmatique distingue donc le diacre des autres ministres sacrés et met ses fonctions en évidence. &lt;br /&gt;
Bien que peu nombreuses, il existait aussi des dalmatiques pour les enfants de chœur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Un habit luxueux et de circonstance ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[File:X010621.jpg|200px|thumb|right|Dalmatique, milieu du XVIIe siècle. Tongres, église Notre-dame]]&lt;br /&gt;
La dalmatique est un habit de distinction, souvent réalisé en tissus précieux (soie, velours, laine, fils d’or et d’argent). Plus la cérémonie est solennelle et importante, plus la dalmatique est richement ornée. &lt;br /&gt;
Elle est doublée d’un tissu appelé bougran, une toile enduite de gomme arabique, destinée à raidir l’étoffe et donner plus de tenue au vêtement. &lt;br /&gt;
Ses ornements se situent principalement sur les orfrois ou clavi, hérités du costume antique. Il s’agit de galons verticaux partant de l’emmanchure et descendant jusqu’en bas, reliés au bas par des galons horizontaux, présents aussi aux extrémités des manches.&lt;br /&gt;
Bénite, la dalmatique est sacrée, elle est donc traitée avec grand soin.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>CHeering</name></author>	</entry>

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		<title>Dalmatique</title>
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				<updated>2019-11-26T10:43:45Z</updated>
		
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&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[File:Kn004946.jpg|200px|thumb|right|Dalmatique, XVe s. Maaseik, église Sainte-Catherine.]]&lt;br /&gt;
[[File:X057289.jpg|200px|thumb|right|Dalmatique, XVIIIe s. Bruxelles, église Sainte-Catherine.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La dalmatique est un costume porté par le diacre lors des messes et certaines autres cérémonies solennelles. Elle adopte la forme d’une robe courte pourvue de manches et fendue sur les côtés. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Une tunique en forme de tau ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À l’origine vêtement laïc venu de Dalmatie, la dalmatique est utilisée au IIIe siècle par le pape et les diacres romains. Elle descend alors jusqu’aux pieds et possède d’amples manches. Deux bandes pourpres, appelées orfrois ou clavi, descendent de part et d’autre du cou.&lt;br /&gt;
Au XIIIe siècle, sa forme évolue pour ressembler à celle qu’on lui connait aujourd’hui : raccourcie au niveau des manches et en longueur, elle arrive aux genoux et adopte la forme d’un T. Elle se porte sur les autres vêtements (amict, aube et cordon). Au XVIIe siècle, elle est complètement fendue sur les côtés, laissant les pans avant et arrière libres et flottants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Un costume distinguant le diacre ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[File:X003033.jpg|400px|thumb|left|Maitre du retable Bartholomée, La messe de saint Grégoire, vers 1500. Anvers, Maagdenhuismuseum.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La dalmatique est l’attribut du diacre. Le diacre est un ministre sacré servant l’évêque ou le prêtre lors des grandes cérémonies, comme les messes solennelles mais aussi les processions et la bénédiction du Saint-Sacrement. Le diacre n’a pas reçu l’ordre de la prêtrise, il n’occupe donc pas le même rang que le prêtre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les diacres sont souvent deux pour assister le célébrant et parfois il est accompagné d’un sous-diacre. Ce dernier porte la tunique, sorte de dalmatique plus étroite et moins ornée. La dalmatique distingue donc le diacre des autres ministres sacrés et met ses fonctions en évidence. &lt;br /&gt;
Bien que peu nombreuses, il existait aussi des dalmatiques pour les enfants de chœur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Un habit luxueux et de circonstance ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[File:X010621.jpg|200px|thumb|right|Dalmatique, milieu du XVIIe siècle. Tongres, église Notre-dame]]&lt;br /&gt;
La dalmatique est un habit de distinction, souvent réalisé en tissus précieux (soie, velours, laine, fils d’or et d’argent). Plus la cérémonie est solennelle et importante, plus la dalmatique est richement ornée. &lt;br /&gt;
Elle est doublée d’un tissu appelé bougran, une toile enduite de gomme arabique, destinée à raidir l’étoffe et donner plus de tenue au vêtement. &lt;br /&gt;
Ses ornements se situent principalement sur les orfrois ou clavi, hérités du costume antique. Il s’agit de galons verticaux partant de l’emmanchure et descendant jusqu’en bas, reliés au bas par des galons horizontaux, présents aussi aux extrémités des manches.&lt;br /&gt;
Bénite, la dalmatique est sacrée, elle est donc traitée avec grand soin.&lt;/div&gt;</summary>
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				<updated>2019-11-26T10:42:32Z</updated>
		
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&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[File:Kn004946.jpg|200px|thumb|right|Dalmatique, XVe s. Maaseik, église Sainte-Catherine.]]&lt;br /&gt;
[[File:X057289.jpg|200px|thumb|right|Dalmatique, XVIIIe s. Bruxelles, église Sainte-Catherine.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La dalmatique est un costume porté par le diacre lors des messes et certaines autres cérémonies solennelles. Elle adopte la forme d’une robe courte pourvue de manches et fendue sur les côtés. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Une tunique en forme de tau ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À l’origine vêtement laïc venu de Dalmatie, la dalmatique est utilisée au IIIe siècle par le pape et les diacres romains. Elle descend alors jusqu’aux pieds et possède d’amples manches. Deux bandes pourpres, appelées orfrois ou clavi, descendent de part et d’autre du cou.&lt;br /&gt;
Au XIIIe siècle, sa forme évolue pour ressembler à celle qu’on lui connait aujourd’hui : raccourcie au niveau des manches et en longueur, elle arrive aux genoux et adopte la forme d’un T. Elle se porte sur les autres vêtements (amict, aube et cordon). Au XVIIe siècle, elle est complètement fendue sur les côtés, laissant les pans avant et arrière libres et flottants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Un costume distinguant le diacre ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[File:X003033.jpg|200px|thumb|right|Maitre du retable Bartholomée, La messe de saint Grégoire, vers 1500. Anvers, Maagdenhuismuseum.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La dalmatique est l’attribut du diacre. Le diacre est un ministre sacré servant l’évêque ou le prêtre lors des grandes cérémonies, comme les messes solennelles mais aussi les processions et la bénédiction du Saint-Sacrement. Le diacre n’a pas reçu l’ordre de la prêtrise, il n’occupe donc pas le même rang que le prêtre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les diacres sont souvent deux pour assister le célébrant et parfois il est accompagné d’un sous-diacre. Ce dernier porte la tunique, sorte de dalmatique plus étroite et moins ornée. La dalmatique distingue donc le diacre des autres ministres sacrés et met ses fonctions en évidence. &lt;br /&gt;
Bien que peu nombreuses, il existait aussi des dalmatiques pour les enfants de chœur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Un habit luxueux et de circonstance ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[File:X010621.jpg|200px|thumb|right|Dalmatique, milieu du XVIIe siècle. Tongres, église Notre-dame]]&lt;br /&gt;
La dalmatique est un habit de distinction, souvent réalisé en tissus précieux (soie, velours, laine, fils d’or et d’argent). Plus la cérémonie est solennelle et importante, plus la dalmatique est richement ornée. &lt;br /&gt;
Elle est doublée d’un tissu appelé bougran, une toile enduite de gomme arabique, destinée à raidir l’étoffe et donner plus de tenue au vêtement. &lt;br /&gt;
Ses ornements se situent principalement sur les orfrois ou clavi, hérités du costume antique. Il s’agit de galons verticaux partant de l’emmanchure et descendant jusqu’en bas, reliés au bas par des galons horizontaux, présents aussi aux extrémités des manches.&lt;br /&gt;
Bénite, la dalmatique est sacrée, elle est donc traitée avec grand soin.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>CHeering</name></author>	</entry>

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				<updated>2019-11-26T10:39:10Z</updated>
		
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&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>CHeering</name></author>	</entry>

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&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;/div&gt;</summary>
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&lt;div&gt;&lt;/div&gt;</summary>
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		<summary type="html">&lt;p&gt;CHeering: &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>CHeering</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>http://ornasacra.kikirpa.be/index.php?title=Chape_liturgique&amp;diff=840</id>
		<title>Chape liturgique</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://ornasacra.kikirpa.be/index.php?title=Chape_liturgique&amp;diff=840"/>
				<updated>2019-11-26T10:11:46Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;CHeering: &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;br /&gt;
[[file:x020167.jpg|200px|thumb|right|Chape, XVIe s. Léau, église Saint-Léonard]][[file:x020168.jpg|200px|thumb|right]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La chape est une grande cape semi-circulaire descendant jusqu’aux talons, fixée sur le torse par un fermail  et bordée sur le devant d’un orfroi. Elle est à l’origine portée par les différents degrés du clergé (pape, évêque, prêtre, et même chantre) lors des processions ou des cérémonies se déroulant à l’extérieur de l’église, ainsi que lors des offices solennels en dehors de la messe. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Un manteau protégeant de la pluie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’étymologie du mot chape est révélatrice de l’usage et de la forme initiale du vêtement. Issu du latin ''cappa'', signifiant capuchon ou cape, la chape est à l’origine un manteau long et ample pourvu d’un capuchon. On en fait à ce titre remonter l’origine dans le manteau dont les Romains faisaient usage lors de la saison des pluies (''lacerna''). Elle est aussi appelée pluviale, signifiant manteau de pluie.&lt;br /&gt;
La chape a gardé une forme relativement stable depuis son origine. Cependant, perdant sa fonction première de protection pour devenir un vêtement d’apparat à partir du XIIe siècle, le capuchon devenu inutile s’est transformé en une sorte de tablier décoratif au revers, appelé chaperon, souvent décoré et bordé de franges. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Un vêtement de prestige et de cérémonie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La chape est le vêtement par excellence des cérémonies extraordinaires. Généralement confectionnée en soie, en drap d’or ou d’argent, elle rehausse la solennité des célébrations. De forme ample, rigidifiant l’allure du clerc, la chape est liée à l’imaginaire des vêtements de pouvoir, comme les manteaux des saints, des rois, des fées, etc. Elle constitue ainsi une marque de dignité. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[file:km012235.jpg|200px|thumb|left|Procession vers la cathédrale Saints-Michel-et-Gudule, XVIIe s.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[file:kn003005.jpg|200px|thumb|left|Rubens, Volet extérieur du triptyque de l'érection de la croix représentant saint Amand revêtu d'une chape et sainte Walburge, 1610. Anvers, cathédrale Notre-Dame]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Contrairement aux autres vêtements liturgiques qui font l’objet d’une bénédiction, la chape ne possède pas de caractère sacré, ce qui pourrait s’expliquer par le fait qu’initialement elle était portée en dehors de l’église ou portée par l’officiant seulement dans des actions liturgiques où il n’y a pas consécration (et n’est donc pas à proprement parler un vêtement sacerdotal).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Support d’images en mouvement ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les orfrois et le chaperon de la chape accueillent des images brodées diverses. Par rapport aux autres types de vêtements, la chape peut présenter des thèmes très diversifiés, comme la Sainte Trinité, la Vierge allaitante, la dernière Cène, l’archange Michel terrassant le dragon, des épisodes du livre des psaumes, des signes eucharistiques ou de la Passion, etc. &lt;br /&gt;
Accompagnant la déambulation du clergé dans les rues, la chape permet ainsi de transporter l’image du sacré en dehors de l’église.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[file:g003262.jpg|200px|thumb|left|Chaperon avec la Trinité, XVIe s. Averbode, abbaye.]][[file:x010514.jpg|200px|thumb|left|Chaperon avec la Vierge allaitante, XVIIe s. Bruxelles, cathédrale Sts-Michel-et-Gudule.]][[file:g007090.jpg|200px|thumb|left|Chaperon avec la dernière Cène, XVIe s. Bruxelles, cathédrale Sts-Michel-et-Gudule.]][[file:kn009171.jpg|200px|thumb|left|Chaperon avec saint Michel, XVe s. Sterrebeek, église Saint-Pancrace.]][[file:x081870.jpg|200px|thumb|left|Chaperon illustrant le psaume 42, XVIIIe s. Lombeek-Notre-Dame, église Notre-Dame.]][[file:x078587.jpg|200px|thumb|left|chape avec un Pélican nourrissant ses petits, XVIIe s. Montaigu, église Notre-Dame.]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>CHeering</name></author>	</entry>

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		<title>Chape liturgique</title>
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		<summary type="html">&lt;p&gt;CHeering: &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;br /&gt;
[[file:x020167.jpg|200px|thumb|right|Chape, XVIe s. Léau, église Saint-Léonard]][[file:x020168.jpg|200px|thumb|right]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La chape est une grande cape semi-circulaire descendant jusqu’aux talons, fixée sur le torse par un fermail  et bordée sur le devant d’un orfroi. Elle est à l’origine portée par les différents degrés du clergé (pape, évêque, prêtre, et même chantre) lors des processions ou des cérémonies se déroulant à l’extérieur de l’église, ainsi que lors des offices solennels en dehors de la messe. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Un manteau protégeant de la pluie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’étymologie du mot chape est révélatrice de l’usage et de la forme initiale du vêtement. Issu du latin ''cappa'', signifiant capuchon ou cape, la chape est à l’origine un manteau long et ample pourvu d’un capuchon. On en fait à ce titre remonter l’origine dans le manteau dont les Romains faisaient usage lors de la saison des pluies (''lacerna''). Elle est aussi appelée pluviale, signifiant manteau de pluie.&lt;br /&gt;
La chape a gardé une forme relativement stable depuis son origine. Cependant, perdant sa fonction première de protection pour devenir un vêtement d’apparat à partir du XIIe siècle, le capuchon devenu inutile s’est transformé en une sorte de tablier décoratif au revers, appelé chaperon, souvent décoré et bordé de franges. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Un vêtement de prestige et de cérémonie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La chape est le vêtement par excellence des cérémonies extraordinaires. Généralement confectionnée en soie, en drap d’or ou d’argent, elle rehausse la solennité des célébrations. De forme ample, rigidifiant l’allure du clerc, la chape est liée à l’imaginaire des vêtements de pouvoir, comme les manteaux des saints, des rois, des fées, etc. Elle constitue ainsi une marque de dignité. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[file:km012235.jpg|200px|thumb|left|Procession vers la cathédrale Saints-Michel-et-Gudule, XVIIe s.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[file:kn003005.jpg|200px|thumb|left|Rubens, Volet extérieur du triptyque de l'érection de la croix représentant saint Amand revêtu d'une chape et sainte Walburge, 1610. Anvers, cathédrale Notre-Dame]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Contrairement aux autres vêtements liturgiques qui font l’objet d’une bénédiction, la chape ne possède pas de caractère sacré, ce qui pourrait s’expliquer par le fait qu’initialement elle était portée en dehors de l’église ou portée par l’officiant seulement dans des actions liturgiques où il n’y a pas consécration (et n’est donc pas à proprement parler un vêtement sacerdotal).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Support d’images en mouvement ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les orfrois et le chaperon de la chape accueillent des images brodées diverses. Par rapport aux autres types de vêtements, la chape peut présenter des thèmes très diversifiés, comme la Sainte Trinité, la Vierge allaitante, la dernière Cène, l’archange Michel terrassant le dragon, des épisodes du livre des psaumes, des signes eucharistiques ou de la Passion, etc. &lt;br /&gt;
Accompagnant la déambulation du clergé dans les rues, la chape permet ainsi de transporter l’image du sacré en dehors de l’église.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[file:g003262.jpg|100px|thumb|left|Chaperon avec la Trinité, XVIe s. Averbode, abbaye.]]&lt;br /&gt;
[[file:x010514.jpg|100px|thumb|left|Chaperon avec la Vierge allaitante, XVIIe s. Bruxelles, cathédrale Sts-Michel-et-Gudule.]]&lt;br /&gt;
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		<summary type="html">&lt;p&gt;CHeering: &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La chape est une grande cape semi-circulaire descendant jusqu’aux talons, fixée sur le torse par un fermail  et bordée sur le devant d’un orfroi. Elle est à l’origine portée par les différents degrés du clergé (pape, évêque, prêtre, et même chantre) lors des processions ou des cérémonies se déroulant à l’extérieur de l’église, ainsi que lors des offices solennels en dehors de la messe. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Un manteau protégeant de la pluie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[file:x020167.jpg|200px|thumb|right|Chape, XVIe s. Léau, église Saint-Léonard]][[file:x020168.jpg|200px|thumb|right]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’étymologie du mot chape est révélatrice de l’usage et de la forme initiale du vêtement. Issu du latin ''cappa'', signifiant capuchon ou cape, la chape est à l’origine un manteau long et ample pourvu d’un capuchon. On en fait à ce titre remonter l’origine dans le manteau dont les Romains faisaient usage lors de la saison des pluies (''lacerna''). Elle est aussi appelée pluviale, signifiant manteau de pluie.&lt;br /&gt;
La chape a gardé une forme relativement stable depuis son origine. Cependant, perdant sa fonction première de protection pour devenir un vêtement d’apparat à partir du XIIe siècle, le capuchon devenu inutile s’est transformé en une sorte de tablier décoratif au revers, appelé chaperon, souvent décoré et bordé de franges. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Un vêtement de prestige et de cérémonie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La chape est le vêtement par excellence des cérémonies extraordinaires. Généralement confectionnée en soie, en drap d’or ou d’argent, elle rehausse la solennité des célébrations. De forme ample, rigidifiant l’allure du clerc, la chape est liée à l’imaginaire des vêtements de pouvoir, comme les manteaux des saints, des rois, des fées, etc. Elle constitue ainsi une marque de dignité. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[file:km012235.jpg|200px|thumb|left|Procession vers la cathédrale Saints-Michel-et-Gudule, XVIIe s.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[file:kn003005.jpg|200px|thumb|left|Rubens, Volet extérieur du triptyque de l'érection de la croix représentant saint Amand revêtu d'une chape et sainte Walburge, 1610. Anvers, cathédrale Notre-Dame]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Contrairement aux autres vêtements liturgiques qui font l’objet d’une bénédiction, la chape ne possède pas de caractère sacré, ce qui pourrait s’expliquer par le fait qu’initialement elle était portée en dehors de l’église ou portée par l’officiant seulement dans des actions liturgiques où il n’y a pas consécration (et n’est donc pas à proprement parler un vêtement sacerdotal).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Support d’images en mouvement ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les orfrois et le chaperon de la chape accueillent des images brodées diverses. Par rapport aux autres types de vêtements, la chape peut présenter des thèmes très diversifiés, comme la Sainte Trinité, la Vierge allaitante, la dernière Cène, l’archange Michel terrassant le dragon, des épisodes du livre des psaumes, des signes eucharistiques ou de la Passion, etc. &lt;br /&gt;
Accompagnant la déambulation du clergé dans les rues, la chape permet ainsi de transporter l’image du sacré en dehors de l’église.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[file:g003262.jpg|50px|thumb|left|Chaperon avec la Trinité, XVIe s. Averbode, abbaye]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
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&lt;div&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La chape est une grande cape semi-circulaire descendant jusqu’aux talons, fixée sur le torse par un fermail  et bordée sur le devant d’un orfroi. Elle est à l’origine portée par les différents degrés du clergé (pape, évêque, prêtre, et même chantre) lors des processions ou des cérémonies se déroulant à l’extérieur de l’église, ainsi que lors des offices solennels en dehors de la messe. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Un manteau protégeant de la pluie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[file:x020167.jpg|200px|thumb|right|Chape, XVIe s. Léau, église Saint-Léonard]]&lt;br /&gt;
[file:x020168.jpg|200px|thumb|right]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’étymologie du mot chape est révélatrice de l’usage et de la forme initiale du vêtement. Issu du latin ''cappa'', signifiant capuchon ou cape, la chape est à l’origine un manteau long et ample pourvu d’un capuchon. On en fait à ce titre remonter l’origine dans le manteau dont les Romains faisaient usage lors de la saison des pluies (''lacerna''). Elle est aussi appelée pluviale, signifiant manteau de pluie.&lt;br /&gt;
La chape a gardé une forme relativement stable depuis son origine. Cependant, perdant sa fonction première de protection pour devenir un vêtement d’apparat à partir du XIIe siècle, le capuchon devenu inutile s’est transformé en une sorte de tablier décoratif au revers, appelé chaperon, souvent décoré et bordé de franges. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Un vêtement de prestige et de cérémonie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La chape est le vêtement par excellence des cérémonies extraordinaires. Généralement confectionnée en soie, en drap d’or ou d’argent, elle rehausse la solennité des célébrations. De forme ample, rigidifiant l’allure du clerc, la chape est liée à l’imaginaire des vêtements de pouvoir, comme les manteaux des saints, des rois, des fées, etc. Elle constitue ainsi une marque de dignité. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[file:km012235.jpg|200px|thumb|left|Procession vers la cathédrale Saints-Michel-et-Gudule, XVIIe s.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[file:kn003005.jpg|200px|thumb|left|Rubens, Volet extérieur du triptyque de l'érection de la croix représentant saint Amand revêtu d'une chape et sainte Walburge, 1610. Anvers, cathédrale Notre-Dame]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Contrairement aux autres vêtements liturgiques qui font l’objet d’une bénédiction, la chape ne possède pas de caractère sacré, ce qui pourrait s’expliquer par le fait qu’initialement elle était portée en dehors de l’église ou portée par l’officiant seulement dans des actions liturgiques où il n’y a pas consécration (et n’est donc pas à proprement parler un vêtement sacerdotal).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Support d’images en mouvement ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les orfrois et le chaperon de la chape accueillent des images brodées diverses. Par rapport aux autres types de vêtements, la chape peut présenter des thèmes très diversifiés, comme la Sainte Trinité, la Vierge allaitante, la dernière Cène, l’archange Michel terrassant le dragon, des épisodes du livre des psaumes, des signes eucharistiques ou de la Passion, etc. &lt;br /&gt;
Accompagnant la déambulation du clergé dans les rues, la chape permet ainsi de transporter l’image du sacré en dehors de l’église.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[file:g003262.jpg|50px|thumb|left|Chaperon avec la Trinité, XVIe s. Averbode, abbaye]]&lt;br /&gt;
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&lt;div&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La chape est une grande cape semi-circulaire descendant jusqu’aux talons, fixée sur le torse par un fermail  et bordée sur le devant d’un orfroi. Elle est à l’origine portée par les différents degrés du clergé (pape, évêque, prêtre, et même chantre) lors des processions ou des cérémonies se déroulant à l’extérieur de l’église, ainsi que lors des offices solennels en dehors de la messe. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Un manteau protégeant de la pluie ==&lt;br /&gt;
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[file:X020167.jpg|200px|thumb|right|Chape, XVIe s. Léau, église Saint-Léonard]]&lt;br /&gt;
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L’étymologie du mot chape est révélatrice de l’usage et de la forme initiale du vêtement. Issu du latin ''cappa'', signifiant capuchon ou cape, la chape est à l’origine un manteau long et ample pourvu d’un capuchon. On en fait à ce titre remonter l’origine dans le manteau dont les Romains faisaient usage lors de la saison des pluies (''lacerna''). Elle est aussi appelée pluviale, signifiant manteau de pluie.&lt;br /&gt;
La chape a gardé une forme relativement stable depuis son origine. Cependant, perdant sa fonction première de protection pour devenir un vêtement d’apparat à partir du XIIe siècle, le capuchon devenu inutile s’est transformé en une sorte de tablier décoratif au revers, appelé chaperon, souvent décoré et bordé de franges. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Un vêtement de prestige et de cérémonie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La chape est le vêtement par excellence des cérémonies extraordinaires. Généralement confectionnée en soie, en drap d’or ou d’argent, elle rehausse la solennité des célébrations. De forme ample, rigidifiant l’allure du clerc, la chape est liée à l’imaginaire des vêtements de pouvoir, comme les manteaux des saints, des rois, des fées, etc. Elle constitue ainsi une marque de dignité. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[file:km012235.jpg|200px|thumb|left|Procession vers la cathédrale Saints-Michel-et-Gudule, XVIIe s.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[file:kn003005.jpg|200px|thumb|left|Rubens, Volet extérieur du triptyque de l'érection de la croix représentant saint Amand revêtu d'une chape et sainte Walburge, 1610. Anvers, cathédrale Notre-Dame]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Contrairement aux autres vêtements liturgiques qui font l’objet d’une bénédiction, la chape ne possède pas de caractère sacré, ce qui pourrait s’expliquer par le fait qu’initialement elle était portée en dehors de l’église ou portée par l’officiant seulement dans des actions liturgiques où il n’y a pas consécration (et n’est donc pas à proprement parler un vêtement sacerdotal).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Support d’images en mouvement ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les orfrois et le chaperon de la chape accueillent des images brodées diverses. Par rapport aux autres types de vêtements, la chape peut présenter des thèmes très diversifiés, comme la Sainte Trinité, la Vierge allaitante, la dernière Cène, l’archange Michel terrassant le dragon, des épisodes du livre des psaumes, des signes eucharistiques ou de la Passion, etc. &lt;br /&gt;
Accompagnant la déambulation du clergé dans les rues, la chape permet ainsi de transporter l’image du sacré en dehors de l’église.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[file:g003262.jpg|50px|thumb|left|Chaperon avec la Trinité, XVIe s. Averbode, abbaye]]&lt;br /&gt;
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&lt;hr /&gt;
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		<summary type="html">&lt;p&gt;CHeering: &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La chape est une grande cape semi-circulaire descendant jusqu’aux talons, fixée sur le torse par un fermail  et bordée sur le devant d’un orfroi. Elle est à l’origine portée par les différents degrés du clergé (pape, évêque, prêtre, et même chantre) lors des processions ou des cérémonies se déroulant à l’extérieur de l’église, ainsi que lors des offices solennels en dehors de la messe. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Un manteau protégeant de la pluie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[file:.jpg|200px|thumb|right|Chape, XVIe s. Léau, église Saint-Léonard]]&lt;br /&gt;
[file:.jpg|200px|thumb|right]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’étymologie du mot chape est révélatrice de l’usage et de la forme initiale du vêtement. Issu du latin ''cappa'', signifiant capuchon ou cape, la chape est à l’origine un manteau long et ample pourvu d’un capuchon. On en fait à ce titre remonter l’origine dans le manteau dont les Romains faisaient usage lors de la saison des pluies (''lacerna''). Elle est aussi appelée pluviale, signifiant manteau de pluie.&lt;br /&gt;
La chape a gardé une forme relativement stable depuis son origine. Cependant, perdant sa fonction première de protection pour devenir un vêtement d’apparat à partir du XIIe siècle, le capuchon devenu inutile s’est transformé en une sorte de tablier décoratif au revers, appelé chaperon, souvent décoré et bordé de franges. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Un vêtement de prestige et de cérémonie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La chape est le vêtement par excellence des cérémonies extraordinaires. Généralement confectionnée en soie, en drap d’or ou d’argent, elle rehausse la solennité des célébrations. De forme ample, rigidifiant l’allure du clerc, la chape est liée à l’imaginaire des vêtements de pouvoir, comme les manteaux des saints, des rois, des fées, etc. Elle constitue ainsi une marque de dignité. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[file:km012235.jpg|200px|thumb|left|Procession vers la cathédrale Saints-Michel-et-Gudule, XVIIe s.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[file:kn003005.jpg|200px|thumb|left|Rubens, Volet extérieur du triptyque de l'érection de la croix représentant saint Amand revêtu d'une chape et sainte Walburge, 1610. Anvers, cathédrale Notre-Dame]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Contrairement aux autres vêtements liturgiques qui font l’objet d’une bénédiction, la chape ne possède pas de caractère sacré, ce qui pourrait s’expliquer par le fait qu’initialement elle était portée en dehors de l’église ou portée par l’officiant seulement dans des actions liturgiques où il n’y a pas consécration (et n’est donc pas à proprement parler un vêtement sacerdotal).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Support d’images en mouvement ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les orfrois et le chaperon de la chape accueillent des images brodées diverses. Par rapport aux autres types de vêtements, la chape peut présenter des thèmes très diversifiés, comme la Sainte Trinité, la Vierge allaitante, la dernière Cène, l’archange Michel terrassant le dragon, des épisodes du livre des psaumes, des signes eucharistiques ou de la Passion, etc. &lt;br /&gt;
Accompagnant la déambulation du clergé dans les rues, la chape permet ainsi de transporter l’image du sacré en dehors de l’église.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
g003262&lt;br /&gt;
x010514&lt;br /&gt;
g007090&lt;br /&gt;
n009171&lt;br /&gt;
x081870&lt;br /&gt;
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		<author><name>CHeering</name></author>	</entry>

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		<id>http://ornasacra.kikirpa.be/index.php?title=Chape_liturgique&amp;diff=824</id>
		<title>Chape liturgique</title>
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				<updated>2019-11-26T09:35:09Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;CHeering: &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[file:|200px|thumb|left|Rubens, Volet du triptyque de l'érection de la croix représentant saint Amand revêtu d'une chape et sainte Walburge, 1610. Anvers, cathédrale Notre-Dame]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La chape est une grande cape semi-circulaire descendant jusqu’aux talons, fixée sur le torse par un fermail (le mors de chape) et bordée sur le devant d’un orfroi. Elle est à l’origine portée par les différents degrés du clergé (pape, évêque, prêtre, et même chantre) lors des processions ou des cérémonies se déroulant à l’extérieur de l’église, ainsi que lors des offices solennels en dehors de la messe. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Un manteau protégeant de la pluie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[file:.jpg|200px|thumb|right|Chape, XVIe s. Léau, église Saint-Léonard]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’étymologie du mot chape est révélatrice de l’usage et de la forme initiale du vêtement. Issu du latin ''cappa'', signifiant capuchon ou cape, la chape est à l’origine un manteau long et ample pourvu d’un capuchon. On en fait à ce titre remonter l’origine dans le manteau dont les Romains faisaient usage lors de la saison des pluies (''lacerna''). Elle est aussi appelée pluviale, signifiant manteau de pluie.&lt;br /&gt;
La chape a gardé une forme relativement stable depuis son origine. Cependant, perdant sa fonction première de protection pour devenir un vêtement d’apparat à partir du XIIe siècle, le capuchon devenu inutile s’est transformé en une sorte de tablier décoratif au revers, appelé chaperon, souvent décoré et bordé de franges. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Un vêtement de prestige et de cérémonie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La chape est le vêtement par excellence des cérémonies extraordinaires (fig. 3). Généralement confectionnée en soie, en drap d’or ou d’argent, elle rehausse la solennité des célébrations. De forme ample, rigidifiant l’allure du clerc, la chape est liée à l’imaginaire des vêtements de pouvoir, comme les manteaux des saints, des rois, des fées, etc. Elle constitue ainsi une marque de dignité. &lt;br /&gt;
Contrairement aux autres vêtements liturgiques qui font l’objet d’une bénédiction, la chape ne possède pas de caractère sacré, ce qui pourrait s’expliquer par le fait qu’initialement elle était portée en dehors de l’église ou portée par l’officiant seulement dans des actions liturgiques où il n’y a pas consécration (et n’est donc pas à proprement parler un vêtement sacerdotal).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Support d’images en mouvement ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les orfrois et le chaperon de la chape accueillent des images brodées diverses (fig. 4, sous forme de bandeau ?). Par rapport aux autres types de vêtements, la chape peut présenter des thèmes très diversifiés, comme la Sainte Trinité (a), la Vierge allaitante (b), la dernière Cène (c), l’archange Michel terrassant le dragon (d), des épisodes du livre des psaumes (e), des signes eucharistiques ou de la Passion (f), etc. &lt;br /&gt;
Accompagnant la déambulation du clergé dans les rues, la chape permet ainsi de transporter l’image du sacré en dehors de l’église.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>CHeering</name></author>	</entry>

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		<title>Chasuble</title>
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				<updated>2019-11-19T16:52:46Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;CHeering: &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[file:1.png|200px|thumb|right|Les types de chasuble d'après l'ouvrage: B. Berthod, G. Xavier et E. Hardouin-Fugier, ''Dictionnaire des arts liturgiques. Du moyen âge à nos jours'', Angers, éd. Frémir, 2015, p. 182]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La chasuble est le vêtement sacerdotal par excellence : elle est le seul vêtement propre au prêtre avec lequel il peut célébrer le saint sacrifice. Avant la messe, il la revêt au-dessus de l’amict, de l’aube et du cordon, avec le manipule et l’étole. La forme et le décor de la chasuble, généralement constituée de soie, varient selon les régions, l’époque et les évolutions de la liturgie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le vêtement symbolique du prêtre ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La chasuble trouve une origine profane dans le manteau porté par les voyageurs durant l’Antiquité romaine. Elle est ensuite utilisée par les premiers chrétiens pour distinguer les officiants des autres fidèles. Au VIIIe siècle, la chasuble devient proprement liturgique et s’impose comme le vêtement par excellence du prêtre. Il la reçoit à son ordination sacerdotale et elle ne peut être portée que par lui et seulement pour la célébration eucharistique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La chasuble est ainsi le support d’une construction identitaire : elle symbolise la charité du prêtre, essence même de Jésus-Christ. Par sa forme enveloppante originelle, à l’instar de l’amour du Christ qui enveloppe le prêtre, elle fait de ce dernier un alter Christus. La prière récitée par le prêtre lors du rituel de vêture avant la messe témoigne bien de cette fonction symbolique de la chasuble. Quand il endosse la chasuble, il dit : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Domine, qui dixisti: Jugum meum suave est et onus meum leve: fac, ut istud portare sic valeam, quod consequar tuam gratiam. Amen.''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Seigneur, Tu as dit : Mon joug est doux, et mon fardeau léger. Faites en sorte je puisse vous porter des actions de grâces. Amen.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Formes et décor de la chasuble : les adaptations aux besoins liturgiques ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[file:x088636.jpg|200px|thumb|right|Chasuble de Thomas Becket, vers 1170. Tournai, cathédrale Notre-Dame]]&lt;br /&gt;
[[file:Kn006102.jpg|200px|thumb|right|Chasuble de David de Bourgogne, évêque d’Utrecht, XVe s. Liège, cathédrale Saint-Paul]] &lt;br /&gt;
À l’origine de forme ample et souple, la chasuble est ornée dès le IVe siècle de bandes de pourpres (''clavi''). Ces bandes s’élargissent pour devenir des orfrois, c’est-à-dire des broderies tissées d’or et/ou d’argent, illustrant des thèmes évangéliques. À mesure que s’affirme l’importance symbolique de la chasuble, les orfrois et broderies s’alourdissent de plus en plus à la fin du Moyen Age. Le poids de l’étoffe, gênant le prêtre dans le geste d’élévation de l’Hostie, nécessitait alors l’aide d’acolytes pour lever le vêtement. C’est ainsi, pour des raisons de commodité, que les liturgistes ont expliqué l’évolution de la chasuble vers une forme d’abord ovale dès le XIe siècle, puis plus courte et échancrée au XVe siècle.&lt;br /&gt;
[[file:Messe saint grégoire.jpg|200px|thumb|right|Messe de saint Grégoire]]&lt;br /&gt;
[[file:X011110.jpg|200px|thumb|right|Chasuble du XVIIe siècle. Bruges, cathédrale]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au XVIIe siècle, elle n’est plus constituée que de deux pans d’étoffe tombant de part et d’autre du corps, le pan avant souvent « taillé en violon » étant plus court que le pan arrière, portant une croix.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Un vêtement sacré ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bénite, la chasuble est sacrée. Si la chasuble est en trop mauvais état, elle devient impropre à la célébration de la messe et peut être désacralisée (rite d’exécration). De même, un changement profond de la forme initiale nécessite une nouvelle bénédiction. Un vêtement altéré est toutefois parfois gardé en raison de sa beauté, sa valeur, ou de la personne illustre qui l’a porté. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[topstuk chasuble 1]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[topstuk chasuble 2]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>CHeering</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>http://ornasacra.kikirpa.be/index.php?title=File:X011110.jpg&amp;diff=822</id>
		<title>File:X011110.jpg</title>
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				<updated>2019-11-19T16:50:26Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;CHeering: &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>CHeering</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>http://ornasacra.kikirpa.be/index.php?title=Chasuble&amp;diff=821</id>
		<title>Chasuble</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://ornasacra.kikirpa.be/index.php?title=Chasuble&amp;diff=821"/>
				<updated>2019-11-19T16:49:12Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;CHeering: &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[file:1.png|200px|thumb|right|Les types de chasuble d'après l'ouvrage: B. Berthod, G. Xavier et E. Hardouin-Fugier, ''Dictionnaire des arts liturgiques. Du moyen âge à nos jours'', Angers, éd. Frémir, 2015, p. 182]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La chasuble est le vêtement sacerdotal par excellence : elle est le seul vêtement propre au prêtre avec lequel il peut célébrer le saint sacrifice. Avant la messe, il la revêt au-dessus de l’amict, de l’aube et du cordon, avec le manipule et l’étole. La forme et le décor de la chasuble, généralement constituée de soie, varient selon les régions, l’époque et les évolutions de la liturgie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le vêtement symbolique du prêtre ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La chasuble trouve une origine profane dans le manteau porté par les voyageurs durant l’Antiquité romaine. Elle est ensuite utilisée par les premiers chrétiens pour distinguer les officiants des autres fidèles. Au VIIIe siècle, la chasuble devient proprement liturgique et s’impose comme le vêtement par excellence du prêtre. Il la reçoit à son ordination sacerdotale et elle ne peut être portée que par lui et seulement pour la célébration eucharistique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La chasuble est ainsi le support d’une construction identitaire : elle symbolise la charité du prêtre, essence même de Jésus-Christ. Par sa forme enveloppante originelle, à l’instar de l’amour du Christ qui enveloppe le prêtre, elle fait de ce dernier un alter Christus. La prière récitée par le prêtre lors du rituel de vêture avant la messe témoigne bien de cette fonction symbolique de la chasuble. Quand il endosse la chasuble, il dit : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Domine, qui dixisti: Jugum meum suave est et onus meum leve: fac, ut istud portare sic valeam, quod consequar tuam gratiam. Amen.''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Seigneur, Tu as dit : Mon joug est doux, et mon fardeau léger. Faites en sorte je puisse vous porter des actions de grâces. Amen.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Formes et décor de la chasuble : les adaptations aux besoins liturgiques ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À l’origine de forme ample et souple, la chasuble est ornée dès le IVe siècle de bandes de pourpres (''clavi''). Ces bandes s’élargissent pour devenir des orfrois, c’est-à-dire des broderies tissées d’or et/ou d’argent, illustrant des thèmes évangéliques. À mesure que s’affirme l’importance symbolique de la chasuble, les orfrois et broderies s’alourdissent de plus en plus à la fin du Moyen Age. Le poids de l’étoffe, gênant le prêtre dans le geste d’élévation de l’Hostie, nécessitait alors l’aide d’acolytes pour lever le vêtement. C’est ainsi, pour des raisons de commodité, que les liturgistes ont expliqué l’évolution de la chasuble vers une forme d’abord ovale dès le XIe siècle, puis plus courte et échancrée au XVe siècle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[file:Kn006102.jpg|200px|thumb|right|Chasuble de David de Bourgogne, évêque d’Utrecht, XVe s. Liège, cathédrale Saint-Paul]] &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[file:x088636.jpg|200px|thumb|right|Chasuble de Thomas Becket, vers 1170. Tournai, cathédrale Notre-Dame]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[file:Messe saint grégoire.jpg|200px|thumb|right|Messe de saint Grégoire]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au XVIIe siècle, elle n’est plus constituée que de deux pans d’étoffe tombant de part et d’autre du corps, le pan avant souvent « taillé en violon » étant plus court que le pan arrière, portant une croix.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Un vêtement sacré ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bénite, la chasuble est sacrée. Si la chasuble est en trop mauvais état, elle devient impropre à la célébration de la messe et peut être désacralisée (rite d’exécration). De même, un changement profond de la forme initiale nécessite une nouvelle bénédiction. Un vêtement altéré est toutefois parfois gardé en raison de sa beauté, sa valeur, ou de la personne illustre qui l’a porté. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[topstuk chasuble 1]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[topstuk chasuble 2]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>CHeering</name></author>	</entry>

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